Transaction pénale d’ING : Ecolo exige toute la transparence
Pour Ecolo, il est nécessaire de mettre en place une commission d’enquête parlementaire au niveau fédéral ainsi que l’audition rapide d’ING, de la Loterie, de la BNB ainsi que de Didier Reynders à la Chambre.
En effet, la transaction pénale conclue entre ING et la justice dans le cadre de l’affaire Reynders soulève de nombreuses questions démocratiques et judiciaires. Cette décision renforce encore la nécessité de faire toute la lumière sur ce dossier aux implications majeures.
Ecolo demande dès lors la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire au niveau fédéral ainsi que l’audition rapide d’ING, de la Loterie, de la BNB ainsi que de Didier Reynders à la Chambre. “Lorsqu’une affaire touche un ancien ministre de la Justice et qu’elle se conclut, au moins en partie, par une transaction pénale évitant un procès public, il est indispensable que le Parlement exerce pleinement son rôle de contrôle démocratique”, insiste Sarah Schlitz, cheffe de groupe Ecolo à la Chambre. “Les citoyennes et citoyens ont droit à la transparence. Surtout si cette affaire touche à de l’argent public, ce qui fait de la société dans son ensemble la première lésée. On parle ici d’une affaire de blanchiment d’argent.”
Ecolo rappelle également son opposition historique au mécanisme de transaction pénale élargie. Depuis des années, les écologistes dénoncent les dérives d’un système qui nourrit le sentiment d’une justice à deux vitesses, voire d’une justice de classe, où les acteurs les plus puissants peuvent éviter un procès public grâce à des accords financiers. “La transaction pénale ne peut pas devenir un outil permettant d’éviter le débat public et la recherche complète des responsabilités dans des dossiers d’intérêt général,” précise la coprésidente Marie-Colline Leroy. “Une démocratie saine exige de la transparence et une égalité réelle devant la justice.”
Pour Ecolo, face à ces enjeux, l’ensemble du paysage politique doit prendre ses responsabilités.