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La majorité fédérale refuse un échange de vues sur les violences policières demandé par Ecolo

Publié le 10 juin 2026
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Ce mercredi matin, le groupe Ecolo-Groen a demandé qu’un échange de vues soit programmé en commission Intérieur avec le ministre Bernard Quintin, concernant les violences policières survenues lors des manifestations contre la réforme de l’enseignement les 4 et 5 juin 2026 à Bruxelles. La majorité a refusé d’inscrire ce point à ses travaux, renvoyant à une enquête à venir du Comité P.

Selon Claire Hugon Lecharlier, députée fédérale : « Le ministre de l’Intérieur se dit un des plus grands défenseurs du droit de manifester. Nous avons voulu prendre cette affirmation au sérieux et échanger avec lui sur les conséquences de telles violences sur le droit effectif de manifester. Il est important d’examiner non seulement des comportements policiers individuels, mais aussi la chaîne de commandement, l’usage des armes et techniques qui ont été déployées, avec une attention particulière pour l’impact sur les enfants ».

Cette demande faisait suite aux innombrables témoignages et images de professeurs, d’élèves, d’étudiants, de parents, quant à la répression subie dans ces manifestations.

Pour le groupe Ecolo-Groen, ce refus est incompréhensible au regard de la gravité des faits.

« Étant présente sur place dans mon rôle de vigilance démocratique, j’ai été témoin de l’utilisation de techniques illégales et de comportements violents. J’ai moi-même été repoussée violemment puis gazée à bout portant par un spray au poivre. Lorsqu’il y a des dégradations, bien sûr que la police doit intervenir, mais de façon ciblée, individualisée, et proportionnée. On a vu au contraire une réponse collective et disproportionnée. Face à autant d’éléments, il est très interpellant que la majorité refuse d’ouvrir un débat avec le ministre de l’Intérieur », poursuit Claire Hugon Lecharlier.

Ecolo poursuivra, au niveau local et fédéral, son travail de mise en lumière de ces violences et de défense du droit fondamental de manifester pacifiquement. Claire Hugon Lecharlier interrogera le ministre Quintin dès demain en séance plénière.

Pour rappel, le rôle d’« observateur légal » est né de la pratique politique et citoyenne : comme peuvent le faire des avocats ou des défenseurs des droits humains, les parlementaires se rendent sur le terrain lors de manifestations ou rassemblements publics pour être témoins du déroulement des interventions policières, exercer une forme de vigilance démocratique visible, et pouvoir – le cas échéant – y apporter des suites politiques.

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