Commission d’enquête sur le Foyer Anderlechtois : Kalvin Soiresse Njall renonce à son mandat de rapporteur
Le député ECOLO refuse de cautionner un rapport qui passe à côté d’une partie des responsabilités mises en lumière par la commission. Cette décision fait suite à des désaccords persistants sur plusieurs constats majeurs ainsi qu’à l’absence de discussion entre les co-rapporteurs sur les recommandations, pourtant au cœur du travail d’une commission d’enquête. « Des désaccords majeurs subsistent entre les co-rapporteurs PS, MR et moi-même sur les constats en matière de bonne gouvernance. Elles portent sur les responsabilités de la présidence du Foyer anderlechtois ainsi que son ingérence dans la gestion quotidienne de l’institution. Des divergences persistent également concernant les dysfonctionnements de la direction générale, de la direction des ressources humaines ainsi que le rôle joué par les délégués sociaux chargés de valider les dossiers d’attribution dans le cadre de la tutelle de la SLRB sur le Foyer Anderlechtois. »
Le député dénonce également une rupture de confiance dans les négociations. Alors que les rapporteurs n’avaient pas encore pris connaissance et traité des recommandations, le MR annonçait par voie de presse qu’un accord politique s’était dégagé au sein de la majorité bruxelloise et qu’on allait vers un vote majorité contre opposition.
“Cette annonce démontre que le PS et le MR avaient déjà arrêté les conclusions politiques de cette commission avant même la fin des discussions. Le seul rapporteur issu de l’opposition ne disposait toujours pas des recommandations lorsqu’elles étaient déjà présentées comme acquises. Dans ces conditions, il n’y avait plus de véritable espace pour construire un rapport partagé.”
Pour Kalvin Soiresse Njall, la méthode retenue s’est progressivement éloignée de celle qui avait permis le travail consensuel de la commission d’enquête Samusocial. “On nous avait promis une méthode inspirée de la commission Samusocial, qui avait permis de dégager des recommandations fortes en matière de bonne gouvernance. Nous avons finalement assisté à une succession de bricolages, d’improvisations et de précipitation. Cette décision ne remet pas en cause le travail d’audition mené pendant plusieurs semaines. Elle traduit en revanche le refus de cautionner un rapport qui ne tire pas toutes les conséquences des dysfonctionnements révélés par la commission d’enquête et ne répond pas aux attentes légitimes des citoyens en matière de transparence, de responsabilité et de bonne gouvernance.” conclut-il.