La coalition Bleu pétrole s’obstine à creuser la dette écologique et la fracture sociale en Wallonie
Pour les écologistes, l’ajustement du budget 2026 de la Wallonie débattu ce 1er juillet en séance plénière traduit une nouvelle fois le choix du MR et des Engagés de freiner la transition écologique.
« Alors que nous venons de traverser une période de canicule inédite en termes d’intensité, de longueur ou de précocité dans l’année, le Gouvernement wallon choisit d’attendre que cela passe. La transition écologique et l’urgence de réduire notre dépendance aux énergies fossiles, encore plus incontournable suite à la crise des prix suite à la guerre en Iran, sont cesse mises à mal par le Gouvernement » relève Stéphane Hazée, chef de groupe Ecolo au Parlement de Wallonie.
Ainsi, le Département Nature et Forêt doit continuer à assumer des missions essentielles avec des effectifs toujours plus réduits et placés en outre sous la menace d’un éclatement. Le Gouvernement maintient le flou quant au futur des primes et au calendrier de rénovation énergétique des bâtiments. En matière de mobilité, les coupes budgétaire dans les politiques en faveur des piétons et cyclistes sont confirmées et les tarifs TEC pourraient augmenter potentiellement jusqu’à 40 %.
De même, le Gouvernement confirme les mesures d’économies qui touchent l’emploi, les communes et les associations. Cela entraîne des conséquences négatives pour une large partie de la population quand une commune, à l’instar de la Ville de Namur, décide de ne plus organiser de plaines de vacances ou quand le secteur de l’aide alimentaire ne sait plus répondre à la demande.
« Le Gouvernement a de l’argent pour ce qu’il veut bien : l’augmentation des rémunérations des top managers, la désignation d’un 6ème directeur à Wallonie Entreprendre, le retour du vote électronique ou les réformes fiscales mal calibrées par exemple. En dépit des mesures brutales décidées, le déficit wallon ne bouge pas. Pour les écologistes, il est possible de faire de l’assainissement sans austérité. MR et Engagés ont décidé de faire de l’austérité sans assainissement. Une autre politique est possible. Une autre politique est nécessaire. », conclut Stéphane Hazée.