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​Feux de forêt : Écolo présente un plan pour adapter la Belgique

Publié le 28 juillet 2026

Ecolo dévoile un plan d’adaptation articulé autour de quatre priorités : renforcer les secours, protéger les citoyens, adapter l’aménagement du territoire et utiliser la nature comme premier rempart contre les incendies.

Les feux de forêt ne sont plus une réalité réservée au sud de l’Europe. Sous l’effet du dérèglement climatique, la Belgique est désormais confrontée à un risque croissant qui menace directement les habitations, les entreprises et les infrastructures.

Dans ce contexte, reconnaître que la lutte contre le dérèglement climatique doit être considérée comme une priorité de sécurité publique par nos gouvernements, de l’Europe jusqu’aux Régions, est fondamental. Avec, bien entendu, les budgets qui vont avec. Nous en sommes loin aujourd’hui.

Comme le soulignent Marie-Colline Leroy et Gilles Vanden Burre, les coprésidents d’Ecolo, “le sens de l’urgence, indispensable dans un tel contexte, est absent de nos gouvernements. C’est non seulement inacceptable politiquement mais, surtout, irresponsable par rapport à la nécessaire protection de nos concitoyens.”

Face à ce constat, Ecolo dévoile un plan d’adaptation articulé autour de quatre priorités : renforcer les secours, protéger les citoyens, adapter l’aménagement du territoire et utiliser la nature comme premier rempart contre les incendies. “En Belgique, un “petit” feu de forêt peut être plus dangereux pour les habitants qu’un grand incendie dans le sud de l’Europe. Nos forêts sont fragmentées et directement imbriquées dans les zones habitées : maisons, écoles et entreprises sont au contact immédiat de la végétation. Attendre que le feu se déclare pour agir n’est plus une stratégie”, détaillent  Marie Colline Leroy et Gilles Vanden Burre.

Les chiffres illustrent l’ampleur du défi : 85 % des ménages wallons, soit 1,37 million de familles, et trois entreprises sur quatre se situent à moins de 200 mètres d’une zone à risque d’incendie. Avec 557 000 hectares de forêts, soit près d’un tiers du territoire wallon, la Belgique est particulièrement exposée. À l’horizon 2050, les catastrophes climatiques pourraient représenter jusqu’à 12 % du PIB belge en une seule année si le territoire n’est pas adapté.

Pour Ecolo, il est temps de sortir d’une logique où l’on demande aux seuls pompiers de gérer les conséquences du changement climatique. “Les secours accomplissent un travail remarquable, mais ils interviennent lorsque le feu est déjà là. La responsabilité des pouvoirs publics est d’agir avant la catastrophe, en augmentant la résilience de notre territoire”, poursuivent les coprésidents.

Un plan en quatre axes :

1) Donner aux pompiers et à la sécurité civile les moyens de protéger la population

Écolo propose de renforcer les effectifs et les équipements spécialisés des zones de secours, de refinancer la Protection civile après des années de désinvestissement, de créer un cadastre collaboratif du risque incendie avec les acteurs de terrain (DNF, pompiers, Protection civile, agriculteurs, citoyens, etc.) et de mettre en place une flotte aérienne Benelux de bombardiers d’eau avec les Pays-Bas et le Luxembourg.

2) Garantir que les citoyens restent assurés face au risque climatique

Alors que les pertes liées aux catastrophes climatiques augmentent d’environ 7 % par an, faisant planer un risque d’inassurabilité sur certains territoires, Écolo veut cartographier précisément l’aléa incendie afin d’adapter les politiques de prévention et les règles d’urbanisme, intégrer pleinement le risque climatique dans l’aménagement du territoire et la supervision financière, et inscrire dans la loi le droit à une indemnisation à 100 % des dommages matériels causés par les catastrophes naturelles couvertes.

3) Adapter notre manière de construire et d’aménager le territoire

Ecolo propose de généraliser des bandes coupe-feu de 20 à 40 mètres entre les forêts et les habitations, équipées de réserves d’eau stratégiques, d’intégrer le risque incendie dans les schémas régionaux et communaux et de faire évoluer les normes de construction pour que les bâtiments résistent à un feu venant de l’extérieur. Ce qui est aujourd’hui l’exception, comme le CHU de Liège, conçu pour ce risque, doit devenir la norme.

4) Utiliser la nature et la forêt comme pare-feu naturel

Parce que la meilleure protection commence bien avant le départ du feu, Ecolo veut restaurer les zones humides, les tourbières et les sols vivants afin de mieux retenir l’eau dans les paysages, diversifier les forêts en remplaçant progressivement les monocultures d’épicéas par des forêts mixtes plus résilientes, refinancer le Département Nature et Forêts (DNF) et développer une approche intégrée qui traite ensemble les incendies, la sécheresse, les inondations et la perte de biodiversité.

Pour Ecolo, le changement climatique impose un changement profond de nos politiques publiques. Il ne suffit plus d’intervenir une fois le feu déclaré : il faut préparer le territoire à résister. “Les feux de forêt ne sont plus une exception. Adapter notre territoire, renforcer nos services de secours, protéger les citoyens face au risque d’inassurabilité et faire de la nature notre premier pare-feu sont devenus des impératifs. Prévenir coûtera toujours moins cher que reconstruire”, concluent les coprésidents.

Découvrez le plan ici :  Ecolo : Plan feux de forêt

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