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« Sauver le climat, c’est aussi et surtout améliorer la qualité de vie des citoyen·ne·s »

6 mars 2020
« Sauver le climat, c’est aussi et surtout améliorer la qualité de vie des citoyen·ne·s »

Alors des milliers de personnes ont bravé la pluie et investi une nouvelle fois les rues de Bruxelles aujourd’hui, une enquête publiée fait état de la préoccupation grandissante de la population pour l’enjeu climatique. Pour Ecolo, le défi posé par le dérèglement climatique peut devenir une opportunité pour poser les bases d’une société plus juste et plus durable. « L’enquête menée auprès du public francophone est sans appel : les gens sont inquiets et réclament du changement, notamment en ce qui concerne les liens entre l’évolution du climat et les effets sur la santé via, par exemple, la pollution de l’air », commentent les coprésidents d’Ecolo Rajae Maouane et Jean-Marc Nollet. « En tant qu’écologistes, c’est notre job de mettre en place des politiques favorables aux citoyen·ne·s dans ce cadre, de proposer un autre modèle de société qui répond justement à ces préoccupations citoyennes », poursuivent les coprésidents, qui rappellent que relever le défi climatique va durablement améliorer la qualité de vie des citoyen·ne·s grâce à des changements transversaux et de grande ampleur.

Ecolo rappelle ainsi que des choix politiques s’opèrent et sont déjà en marche, notamment en matière de mobilité, d’alimentation, d’économie et de transition énergétique. Les écologistes activent dès lors tous les leviers dont ils disposent à chaque niveau de pouvoir, des communes à l’Europe en passant par les Gouvernements régionaux auxquels ils participent.

Avancer et lutter contre le changement climatique, ce sont en effet des mesures concrètes comme des mesures en faveur de l’isolation des maisons permettront à la fois de diminuer les émissions et la facture énergétique des citoyen·ne·s. Notre économie doit également entrer dans une véritable économie circulaire, lutter contre toutes les pollutions et bannir toute forme d’obsolescence programmée. Une agriculture ancrée dans nos territoires, valorisant le travail de nos producteurs et des produits sains, et le développement de ces circuits via, entre autres, des commandes publiques pour les écoles, les maisons de repos, les administrations, permettra d’améliorer la qualité des produits dans nos assiettes et dès lors la santé des consommateurs.

« Le dérèglement climatique est directement lié à la planète sur laquelle nous vivons toutes et tous, et à nos réalités quotidiennes immédiates. Il est donc présent dans chaque mesure, chaque décision, chaque volonté politique d’améliorer le quotidien et d’oeuvrer pour une meilleure qualité de vie. Notre société doit évoluer en ce sens, et devenir plus juste. La justice environnementale est en effet étroitement liée à la justice sociale. Ce sont les plus fragiles qui pâtissent le plus de la pollution de l’air, par exemple. Il n’est par ailleurs pas normal que les grandes entreprises les plus polluantes ne contribuent pas suffisamment à ce changement nécessaire et souhaitable, notamment par le biais d’une fiscalité plus juste et plus efficace permettant de dégager les moyens de nos ambitions. Hier encore, la cour constitutionnelle a annulé la loi de prolongation des centrales nucléaires de Doel 1 et 2, ce qui est un signal important pour accélérer la transition énergétique plutôt que de perdre encore du temps avec les problèmes du passé. Les personnes dans la rue aujourd’hui nous rappellent une nouvelle fois que la question climatique nous concerne toutes et tous. Nous sommes à leurs côtés, et relayons leurs voix au sein des différents parlements, des Gouvernements, des communes… pour qu’ensemble, nous construisions cet avenir désirable sur une planète habitable », concluent Rajae Maouane et Jean-Marc Nollet.