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Bienveillance obstétricale et gynécologique : le Sénat vote le rapport demandé par les Verts

Publié le 2 février 2024

Début 2021, France Masai, Hélène Ryckmans et Celia Groothedde (Ecolo-Groen) demandaient au Sénat l’établissement d’un rapport d’informations pour lutter contre les violences obstétricales. L’objectif? Ouvrir le débat et analyser la situation en Belgique pour aboutir sur des recommandations afin de promouvoir une culture de bienveillance gynécologique et obstétricale. Un rapport voté ce jour en plénière.

Au croisement des questions de santé publique et de droits des femmes, ce rapport se base sur une résolution du Conseil de l’Europe qui, en 2019, appelait ses États membre à prendre des mesures. La Belgique est ainsi le 1er pays d’Europe à mettre cette question au devant de la scène politique. Suite à certaines pressions, après un blocage brutal de certains partis au vote l’an passé – alors que le comité d’avis avait pris soin d’auditionner toutes les parties prenantes – 33 amendements ont depuis été apportés au projet de rapport pour davantage de précisions et de nuances. Permettant aussi aux sénatrices et sénateurs d’autres groupes qui n’avaient pas suivi les travaux du comité d’avis de prendre connaissance du dossier et des enjeux.

“Nous avons travaillé à renforcer le texte pour aboutir à une version améliorée et toujours ambitieuse. Après 2 ans de travail, les priorités restent les mêmes: améliorer l’information aux femmes, organiser le suivi des plaintes et renforcer la formation du personnel de santé pour cultiver une véritable culture de bientraitance gynécologique et obstétricale. Pour les personnes qui ont vécu des violences, le risque de report ou d’abandon de soins, de rupture de confiance médicale est bien réel. Il s’agit d’un enjeu de santé publique, en raison des impacts négatifs à court ou long terme sur la santé physique et mentale. Ce rapport était attendu, en témoigne le grand intérêt du secteur médical, associatif, juridique et des femmes elles-mêmes. Le travail de fond mené par les écologistes sur ce thème aura permis une mise en lumière nuancée de ces enjeux”, explique France Masai, cheffe de groupe Ecolo-Groen.

Un travail qui participe résolument à une meilleure compréhension du phénomène en apportant des solutions les plus adéquates possibles et en garantissant aussi un plus grand respect à toutes les femmes lors de leurs soins de santé sexuelle, tout au long de leur vie. Face à un système de soins de santé en difficultés, face à un conflit des points de vue sur ce dossier, le rôle du politique est d’entendre ces différents points de vue, d’en dégager les points communs comme les divergences et de formuler des solutions. C’est chose faite.

“Ce rapport à l’intention du monde politique et médical est un pas dans le bon sens vers des avancées concrètes. Les patientes ont des droits et il arrive que ceux-ci ne soient pas respectés. Le cadre légal en Belgique est faiblement mobilisé et comprend des lacunes, notamment en termes de voies de recours de justice alternative, pour les victimes qui veulent avant tout être entendues et reconnues. La mise en œuvre des recommandations de ce rapport d’informations par les différents niveaux de pouvoir est primordiale pour la santé et les droits des femmes. Nous nous y attelons collectivement”, conclut Hélène Ryckmans, sénatrice Ecolo.

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