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L’arrêt de la Cour constitutionnelle sur Doel 1 et Doel 2 est une opportunité de développer les énergies renouvelables

5 mars 2020
L’arrêt de la Cour constitutionnelle sur Doel 1 et Doel 2 est une opportunité de développer les énergies renouvelables

La Cour constitutionnelle a annulé ce jeudi la loi de prolongation des centrales nucléaires de Doel 1 et 2.

Pour Ecolo, “cet arrêt, c’est la chronique d’un échec annoncé. Nous l’avions mise en garde mais la Ministre de l’énergie Marie-Christine Marghem (MR) a créé ces problèmes toute seule en niant l’avis du Conseil d’Etat et les remarques des écologistes”, réagissent le chef de groupe Ecolo, Georges Gilkinet, et le député fédéral Ecolo Samuel Cogolati. “Mais cet arrêt de la Cour Constitutionnelle est aussi une opportunité. Sur la base de cette décision, nous pouvons fermer les centrales nucléaires sans tarder et donner ainsi un coup de pouce aux énergies renouvelables”, enchaînent-ils.

“Ce jugement est en effet l’occasion d’accélérer la transition énergétique plutôt que de perdre du temps avec les problèmes du passé. Au lieu de faire un nouveau pas en arrière, nous devons maintenant faire deux pas en avant. La période à venir sera utilisée au mieux pour accélérer les investissements dans les énergies renouvelables. Cela nous permettra de fermer Doel 1 et 2 au plus tard le 1er janvier 2023. Nous savons que les investisseurs sont prêts, que les ressources sont disponibles et que la population nous soutient”, déclare Samuel Cogolati.

Pour Ecolo, la décision de la Cour constitutionnelle n’est pas une surprise : “Cet arrêt est le résultat de l’entêtement et de l’amateurisme avec lesquels la Ministre de l’énergie Marghem a décidé de la prolongation de la durée de vie des centrales : dans les coulisses, sans consultation du public, sans transparence. Or, on ne prolonge pas une centrale nucléaire comme on prolonge une usine de pinces à linge. Nous l’avons mise en garde à ce sujet à plusieurs reprises. Mais son entêtement a été à l’image du bilan énergétique du Gouvernement Michel. Il est vraiment temps de passer à autre chose et de travailler sur les énergies renouvelables”, conclut Samuel Cogolati.