Actualités

Presse

Déchets nucléaires: Ecolo veut une vraie consultation de la population

3 avril 2020
Déchets nucléaires: Ecolo veut une vraie consultation de la population

En plein confinement, l’ONDRAF vient d’annoncer une consultation publique sur son projet de gestion à long terme des déchets nucléaires. Le public sera ainsi consulté du 15 avril 2020 au 13 juin 2020 sur les incidences environnementales de l’enfouissement des déchets les plus radioactifs (https://www.ondraf.be/annonce-de-consultation-du-public).

Cette décision fait bondir les écologistes : “L’enfouissement des déchets radioactifs engage la Belgique sur une durée d’au moins 300.000 ans et coûtera des milliards d’euros. Il est irresponsable de débuter une consultation publique sur un sujet aussi grave et complexe en plein milieu d’une crise sanitaire sans précédent. Comment les Belges vont-ils pouvoir s’informer correctement sans publicité, sans réunion publique, sans panels d’experts, confinés chez eux ?”, réagit Samuel Cogolati, député fédéral Ecolo/Groen.

Ecolo-Groen défend depuis toujours le principe d’une consultation publique la plus large possible sur les différentes options à l’étude quant au stockage à long terme des déchets nucléaires. C’est d’ailleurs grâce à l’action d’Ecolo-Groen au Parlement fédéral que toutes les communes doivent à présent être consultées. “Pour Ecolo, la transparence et la participation citoyenne peuvent renforcer la prise de décision publique sur les déchets nucléaires. Mais ici, l’ONDRAF ne prend visiblement pas la consultation publique au sérieux. Tout semble ici joué d’avance. C’est comme si l’ONDRAF voulait éviter la critique en jouant en catimini durant la pire pandémie que la Belgique ait eu à vivre ces dernières décennies. Mais pour nous, il est hors de question de confiner la démocratie.”, martèle Samuel Cogolati.

Ecolo-Groen interpellera la Ministre de l’Energie, Marie-Christine Marghem, pour exiger un report et un allongement de la consultation publique jusqu’au moins la fin totale du confinement. “On ne peut pas demander à la population de s’exprimer en deux mois sur un sujet que l’ONDRAF étudie depuis 40 ans”, conclut Samuel Cogolati.

Ecrit par :