Actualités

À la une

Le Parlement de Wallonie appelle l’Union européenne à se doter de nouvelles ressources pour financer la transition sociale, écologique et économique

12 octobre 2020
Le Parlement de Wallonie appelle l’Union européenne à se doter de nouvelles ressources pour financer la transition sociale, écologique et économique

Le groupe Ecolo et leurs partenaires socialistes et libéraux de la majorité parlementaire de Wallonie et le groupe CDH déposent ce lundi 12 octobre une motion de soutien qui a pour objectif de soutenir la décision du Parlement européen d’adopter de nouvelles ressources financières afin d’assurer la transition sociale, écologique et économique.

Plusieurs sources sont d’ores et déjà identifiées : une contribution sur le plastique non recyclé (6 milliards €), sur carbone aux frontières de l’UE (sur peu de produits, 2-3 milliards €), sur le numérique (23 milliards €) ou encore sur les transactions financières (50 milliards €). « Le Parlement de Wallonie appelle l’Union européenne à activer cette contribution sur les transactions financières pour faire participer le monde de la finance à l’effort collectif pour notamment pour permettre le financement des actions climat. Sauver le climat et la biodiversité de manière juste et équitable, c’est LE projet du 21e siècle! il faut mobiliser d’urgence les moyens nécessaires pour une transition écologique juste et solidaire », explique le député Ecolo, Jean-Philippe Florent.

Cette motion vise à soutenir la proposition émanant du Parlement européen de verser toute partie du budget du plan de relance qui ne serait pas engagée par les États-Membres dans la période des 3 ans dans un fonds spécial destiné à alimenter le budget européen de manière additionnelle aux contributions des États-Membres. Pour Mourad Sahli, député socialiste wallon : « la crise actuelle démontre la nécessité d’agir en matière d’urgence climatique mais aussi en matière d’urgence sociale. Le défi environnemental et le défi social sont étroitement liés. Les personnes les plus vulnérables sont les premières à subir les conséquences de la dégradation environnementale. Aussi, ces différentes sources de financement doivent amener l’Europe à une transition écologique juste et solidaire qui ne laisse personne au bord du chemin. Elles doivent aussi permettre de créer des emplois durables de qualité, et donner du sens au projet européen».

Elle entend également soutenir la proposition émanant du Parlement européen de conditionner le versement aux États-Membres des aides européennes provenant du plan de relance et du cadre financier pluriannuel au respect de l’état de droit et des droits fondamentaux : Pour Charles Gardier (MR), Président de la Commission des Relations Internationales et député wallon, « cette triple transition est un défi énorme pour notre société. Ces financements nouveaux doivent permettre à notre économie de se relever. De lui donner les moyens d’être plus compétitive et innovante. Ce tournant devra encore plus tenir compte des droits fondamentaux de nos citoyens mais aussi des enjeux écologiques et sociaux.. »

A l’instar de la proposition du Parlement Européen, les quatre partis insistent sur le fait que les recettes provenant des nouvelles ressources propres devraient viser à couvrir les coûts du remboursement des montants empruntés au titre de l’instrument « Next Generation EU ». De plus, elle estime que tout montant découlant de ces nouvelles ressources propres dépassant le seuil nécessaire pour couvrir les obligations de remboursement devrait être inscrit au budget de l’Union pour financer les priorités de l’Union. François Desquesnes, chef de groupe cdH au Parlement de Wallonie, de conclure : « il m’apparait essentiel que la Wallonie exerce toute son influence, bien sûr au sein de la maison Belgique, mais aussi vis-à-vis de ses partenaires européens, afin de soutenir les propositions du Parlement européen pour de nouvelles ressources propres de l’UE. Il s’agit en particulier la mise en place rapide d’une taxe sur taxe sur les transactions financières mais également d’un mécanisme d’ajustement carbone aux frontières de l’Europe : c’est un outil absolument essentiel pour garantir une concurrence équitable entre producteurs européens et extra-européens. »