Visites domiciliaires : l’Arizona approuve le texte et franchit une nouvelle ligne rouge contre l’État de droit
En approuvant aujourd’hui en dernière lecture le texte sur les visites domiciliaires, le gouvernement Arizona confirme sa dérive autoritaire et sécuritaire. Allant toujours plus loin dans la criminalisation des personnes migrantes, il s’attaque désormais à l’inviolabilité du domicile. Et nous sommes tous concernés.
Ecolo dénonce avec la plus grande fermeté cette nouvelle attaque contre les personnes migrantes, qui autorise des perquisitions au domicile de personnes sans titre de séjour ou de celles et ceux qui les accueillent. Cette mesure est intrusive, disproportionnée et dangereuse. Elle criminalise des personnes en recherche de protection, ainsi que les citoyennes et citoyens qui leur viennent en aide. Le parallèle avec les méthodes de l’ICE aux États-Unis se confirme dangereusement.
Pour Claire Hugon Lecharlier, députée fédérale : “Ce gouvernement banalise des mesures que l’on pensait inimaginables il y a encore quelques années. Autoriser la police à entrer dans des domiciles au motif que des personnes sans titre de séjour valable s’y trouveraient est une attaque grave contre les libertés fondamentales et contre la solidarité qui fait la force de la population belge. La police n’a-t-elle rien d’autre à faire que de traquer jusque dans leur lit des femmes, des hommes, des enfants qui demandent juste de pouvoir vivre en paix et en sécurité ?”
Sur le terrain, la colère gronde déjà. Les associations et les citoyens et les citoyennes solidaires s’organisent, et de plus en plus de communes adoptent des motions refusant l’application de cette mesure liberticide sur leur territoire. Il y a quelques années, c’est d’ailleurs grâce aux mobilisations locales que le projet de visites domiciliaires avait pu être mis en échec.
Avec ce texte, le gouvernement ne répond à aucun vide juridique mais cherche à installer un climat de peur et d’intimidation, à l’opposé de la société qu’Ecolo défend. “Les prétendues balises et garanties sont vaines. Détourner un outil pénal, la perquisition, dans le domaine administratif, est aussi un dangereux précédent qui pourrait ensuite s’étendre à d’autres groupes que l’Arizona a dans le viseur. Des communes au parlement, nous continuerons à combattre ce texte avec la plus grande détermination” conclut Claire Hugon Lecharlier.