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Transition énergétique : le nucléaire court-circuite le renouvelable

Publié le 29 avril 2020
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Les producteurs d’énergie renouvelable sont forcés de mettre les éoliennes à l’arrêt, à cause d’une surabondance énergétique due au manque de volonté claire de moduler ou de mettre à l’arrêt les centrales nucléaires. C’est le cri d’alarme poussé hier par Eneco, 3ème fournisseur d’électricité en Belgique, dans une lettre ouverte publiée dans plusieurs médias. Près d’1 GW de production éolienne a ainsi dû être coupé ce mois-ci.

Alors que la Commission de l’Energie, de l’Environnement et du Climat se réunit ce matin pour entendre plusieurs acteurs du secteur, Ecolo compte bien relayer cette préoccupation.

Pour Ecolo, il est en effet nécessaire de stopper l’effet bouchon du nucléaire sur le renouvelable: “C’est le monde à l’envers!”, regrette Samuel Cogolati, député fédéral Ecolo. “Alors que les conditions météo sont idéales pour les énergies renouvelables, les éoliennes sont forcées de se mettre à l’arrêt pour laisser tourner… les centrales nucléaires. Le nucléaire, trop rigide, bloque en effet le renouvelable. Les deux modèles sont incompatibles. Au niveau européen, le Green Deal met 1000 milliards € dans la transition et exclut d’ailleurs le nucléaire. Il est urgent de faire toute la clarté en Belgique: sortir du nucléaire comme prévu et investir dans les énergies durables et renouvelables », poursuit Samuel Cogolati.

Pour les écologistes, il devient plus qu’urgent d’envoyer un signal clair aux producteurs d’énergie au lieu de s’obstiner à prolonger la durée de vie de réacteurs nucléaires périmés, au détriment des investissements dans le renouvelable et la recherche de solutions pour combiner sécurité d’approvisionnement énergétique et flexibilité des sources d’énergie.

« Donnons confiance aux investisseurs ! Les recettes du passé ne nous mènent nulle part. Il faut allier flexibilité et options de stockage de l’électricité verte. Au lieu des 4 GW d’offshore, nous devons également être plus ambitieux et accélérer la transition et tendre vers 6 GW d’ici 2030. La CREG, le régulateur du marché au niveau fédéral, a également un vrai rôle à jouer pour veiller à ce que le marché donne la priorité aux énergies les moins polluantes et veille aux intérêts des consommateurs », conclut Samuel Cogolati, qui interrogera les représentants du secteur présents en Commission et appelle le monde politique à concrétiser le Pacte énergétique interfédéral belge, afin de remettre la Belgique sur le chemin des pays ambitieux et précurseurs en matière de transition énergétique et climatique.

 

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