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Passé colonial de la Belgique: Ecolo salue le geste du Roi

30 juin 2020
Passé colonial de la Belgique: Ecolo salue le geste du Roi

Le Roi Philippe exprime aujourd’hui, jour anniversaire de l’indépendance du Congo, ses plus profonds regrets pour les actes de violence et les souffrances infligées au Congo sous Léopold II et durant la période coloniale. Il s’agit d’un fait historique à plusieurs égards : « Pour la première fois, un Roi régnant affronte et qualifie ce qu’il s’est passé pendant cette période. Pour la première fois également, un lien est fait, par la plus haute autorité de l’Etat, entre ce passé colonial et ses conséquences actuelles en termes de racisme et de discriminations », commentent les coprésidents d’Ecolo Rajae Maouane et Jean-Marc Nollet. « On voit que les lignes bougent depuis plusieurs semaines et que les prises de conscience sont là. Nous ne serons jamais assez nombreuses et nombreux pour faire évoluer les mentalités et faire reculer le racisme. Il s’agit donc de poursuivre le travail au niveau politique », poursuivent Rajae Maouane et Jean-Marc Nollet.

Pour Ecolo, aujourd’hui est un jour de dignité pour toutes celles et ceux qui croient en l’autodétermination des peuples, comme le rappelait encore le député bruxellois Ecolo Kalvin Soiresse ce matin sur les ondes de la Première. Pour les écologistes, cette date anniversaire doit également marquer un tournant, grâce au travail parlementaire qui va s’ouvrir au niveau fédéral et qui est également en cours à d’autres niveaux de pouvoir sous l’impulsion des écologistes.

« Il s’agit notamment d’établir les faits et de les documenter, afin de pouvoir y apporter des réponses pertinentes. Il ne sert à rien de présenter des excuses ou de poser des gestes uniquement symboliques. C’est en cela que les mots du Roi Philippe aujourd’hui sont importants : il pose un premier pas dans la bonne direction tout en respectant le travail historique qui doit encore se faire », ajoutent les coprésidents d’Ecolo. « Ces dernières semaines marquent un tournant. Il s’agit de bâtir un nouveau contrat social-écologique dont l’un des principes fondamentaux est la lutte contre les discriminations. Cette dernière passe par de nombreuses politiques concrètes, au niveau éducatif et culturel, mais aussi historique pour établir objectivement les liens entre notre passé colonial et le racisme structurel qui subsiste encore dans notre société », concluent Rajae Maouane et Jean-Marc Nollet.