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La Wallonie lutte pour la reconnaissance de l’écocide

23 juin 2021
La Wallonie lutte pour la reconnaissance de l’écocide

Le Parlement Wallon a adopté ce mercredi en séance plénière, une proposition de résolution, déposée par Ecolo et ses partenaires de majorité, visant à entrer en dialogue avec le Gouvernement fédéral concernant sa réflexion et ses initiatives diplomatiques visant à limiter le crime d’écocide. 

Les exemples d’atteintes graves à l’environnement et aux écosystèmes se multiplient de par le monde : par exemple l’augmentation des déforestations illégales. Derrière cette problématique se cachent bien sûr aussi les conséquences souvent terribles de tels événements sur les conditions de vie des populations autochtones.

« La proposition de résolution que nous déposons vise d’abord à ce que la Wallonie appuie l’initiative du Gouvernement fédéral qui, lors de la 19e session de l’Assemblée des États parties au Statut de Rome, a estimé utile d’examiner la possibilité d’introduire les crimes dits d’écocide dans le système du Statut de Rome », explique le député Ecolo Christophe Clersy, primo-signataire de la résolution. «La proposition touche également directement aux compétences de la Wallonie. En effet, la coordination des politiques pénales liées à l’environnement est prioritaire dans ce dossier. C’est pourquoi nous souhaitons formellement que le Gouvernement wallon prenne contact avec le Gouvernement fédéral afin d’organiser une concertation relative aux éléments à prévoir dans le Code pénal en matière d’infractions environnementales et d’assurer une approche coordonnée en la matière dans le cadre des compétences fédérales et régionales ». 

Pour Jean-Pierre Lépine, Député socialiste : «  C’est un premier pas en matière de lutte contre l’impunité absolue d’individus responsables de graves atteintes à la sureté de notre environnement.  En effet, la reconnaissance du crime d’écocide en matière d’infractions environnementales représenterait une avancée majeure pour dissuader les actes prédateurs mais aussi afin de réparer les dommages les plus graves causés à la planète et aux victimes de ces actes. La lutte contre la délinquance environnementale est extrêmement importante pour notre groupe. Nous avions d’ailleurs obtenu à l’époque la mise sur pied de l’USI (Unité Spécialisée d’investigation) qui a pour mission de lutter contre la criminalité environnementale ».

Pour Nicolas Tzanetatos (MR), «  Les écocides sont, je le rappelle, des atteintes graves et délibérées à l’environnement. Nous voulons entrer en dialogue avec le Gouvernement Fédéral dans le cadre de sa réflexion et de ses initiatives diplomatiques visant à limiter le crime d’écocide. La recherche d’un équilibre entre droit des peuples à exploiter leurs ressources et le droit à un environnement sain est important. De plus, cela permettra de tendre à la coordination des politiques pénales et de rencontrer nos aspirations régionales en matière de délinquance environnementale ».