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Communication d’Ecolo suite à la rencontre avec Paul Magnette et Bart De Wever

4 août 2020
Communication d’Ecolo suite à la rencontre avec Paul Magnette et Bart De Wever

Ce mardi, la famille écologiste a répondu à l’invitation de Paul Magnette et Bart De Wever dans le cadre de la mission confiée par le Roi.

Conscients de la gravité de la situation, les écologistes ont voulu focaliser la discussion avec les missionnaires royaux sur les enjeux de fond plutôt que sur les jeux politiciens qui empêchent de voir ce qui compte vraiment : le bien commun de tous les citoyen.ne.s du nord, du centre et du sud du pays, l’avenir de la Belgique et de la planète.

La Belgique se situe à un carrefour décisif de son histoire. « La résurgence du Covid-19 et la situation sanitaire, sociale, climatique et économique appellent des réponses rapides, énergiques et intelligentes, car tout ce qui sera entrepris dans les prochains mois dessinera le visage de notre nation pour les prochaines années. Les écologistes sont prêts pour redéployer notre pays sur des bases nouvelles : plus protectrices, plus durables, plus justes et plus démocratiques », notent Rajae Maouane et Jean-Marc Nollet, coprésident.e.s Ecolo.

Ce redéploiement doit replacer la Belgique au cœur des nouvelles dynamiques du projet européen, plus particulièrement du Green Deal qui – avec l’Accord de Paris sur le climat – doit constituer le cadre incontournable des politiques du gouvernement fédéral.

Notre pays a besoin d’un gouvernement fédéral incarnant un projet positif qui apporte des réponses fortes, cohérentes et visibles pour les citoyen.ne.s, en particulier celles et ceux qui sont en proie aux difficultés sociales et économiques. En ce sens, la perspective d’un gouvernement dont la durée serait limitée à deux ans pose questions. Ce gouvernement fédéral doit être celui d’un pays tourné vers l’avenir, exemplaire dans sa lutte contre le dérèglement climatique, moteur de l’intégration européenne, uni et fier de sa diversité, accueillant et ouvert sur le monde.

Pour les écologistes, ce projet d’avenir doit s’appuyer sur un socle de valeurs, de convictions et une vision partagées : la solidarité, le respect de la nature, le redéploiement économique, la coopération, la responsabilité à l’égard des générations futures, les droits humains et l’État de droit, l’égalité des genres et la promotion de la diversité.

Les échanges en profondeur, d’une durée de presque 4 heures, avec les missionnaires ont permis d’identifier certaines propositions intéressantes, notamment en matière sociale, telles que l’augmentation des pensions ou une série de mesures à court-terme pour mieux gérer la crise sanitaire.

Néanmoins, ces échanges ont également mis en lumière des lacunes importantes et positions trop éloignées sur le plan des valeurs et des propositions :

a) D’abord, certains éléments ne sont pas à la hauteur des enjeux et des attentes d’une partie croissante de la population. Les propositions en matière de climat, d’énergie et de mobilité sont insuffisantes alors qu’elles devraient être la colonne vertébrale de l’action du gouvernement. Ces propositions ne répondent pas aux innombrables rapports scientifiques sur l’état de la planète, le dérèglement climatique et la crise de la biodiversité.
b) Ensuite, une série d’éléments évoqués par les missionnaires royaux restent flous. C’est le cas notamment des questions liées à une fiscalité plus juste et au renouveau politique.
c) Enfin, il ressort que le schéma qui se dégage des propositions en matière institutionnelle ne rendra pas notre État fédéral plus efficace, plus lisible et plus démocratique, ce qui est pourtant nécessaire.

« Les options politiques présentées par les missionnaires royaux constituent une base pour une formule sans les Verts, et non avec eux », ajoutent Rajae Maouane et Jean-Marc Nollet. Il n’est pas clair que les missionnaires envisagent de reformater ainsi leur projet.