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Ecolo veut un débat sur l’exception culturelle à tous les niveaux de pouvoir

Publié le 11 juin 2020
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On ne dira jamais assez comme la crise du covid-19 a pris le monde culturel à la gorge. Une société durable, libre, solidaire et créative a besoin d’une politique culturelle forte et ambitieuse à tous les niveaux de la maison Belgique.

Opérateurs culturels, technicien·ne·s, artistes, et particulièrement celles et ceux qui construisent leurs renommées localement, les « sans-statut », les acteurs transversaux dont l’action culturelle et créative s’organise sans frontières, demeurent en péril. Ne laissons pas la crise sanitaire en faire une « espèce en danger ». Le déconfinement sera long pour ce monde auquel le contact social est inhérent. Cette crise est cependant aussi l’occasion de repenser les liens entre culture, territoires et société.

Ecolo salue toutes les initiatives, du local à l’Europe, qui établissent, par la concertation, une réponse à court, moyen et long-terme pour assurer un redéploiement culturel en phase avec nos enjeux sociétaux. À ce titre, les récentes avancées intervenues à la Chambre sont évidemment à souligner. Pour Ecolo, ce redéploiement doit nécessairement passer par des droits culturels effectifs, dont la liberté de création et le droit d’accès et de participation à la vie culturelle, et par le renforcement ambitieux et créatif de l’exception culturelle.

L’exception culturelle consiste à considérer que la culture ne saurait être abandonnée aux seules lois du marché. C’est un bien commun qui consolide le développement personnel et collectif. L’exception culturelle doit se lire comme un choix sociétal qui encourage le développement d’une culture faite de fertilisations croisées, de mises en perspective et d’apprentissage de l’autre. Celle du XXIèmedoit être celle de la lutte contre le repli identitaire et qui valorise les créations issues de l’ouverture sur le monde et du brassage des expressions. Elle incarne les mixités et rencontres de la diversité au niveau local.

Pour Pierre-Yves Lux, député à la Fédération Wallonie-Bruxelles, « c’est par la base, par les opérateurs de terrain, par les artistes, que l’on peut reconstruire un tissu culturel résilient. Il est indispensable de valoriser nos talents locaux, de relocaliser la culture et de redynamiser les liens entre créateurs et publics.»

Ecolo appelle à ouvrir les pistes, à tous les niveaux de pouvoir, à la hauteur de la créativité et la transversalité du secteur, pour renforcer structurellement l’offre de diffusion de productions belges dans tous les champs sociétaux et culturels.

Ecolo entend travailler ardemment à cet objectif en pleine concertation avec les secteurs, mais aussi avec la conscience aiguë que l’enjeu dépasse largement cet épicentre des politiques culturelles francophones qu’est la Fédération Wallonie-Bruxelles, et qu’il faudra construire ce redéploiement dans l’unité.

« Il nous faut une action pluraliste, nous devons avancer collectivement dans cette voie exaltante, celle visant à créer des cercles vertueux de création locale, mieux diffusée dans les médias, qui enrichit directement les divers publics et est génératrice d’émancipation collective », poursuit Pierre-Yves Lux.

Pour Ecolo, la responsabilité des pouvoirs publics est grande et le momentum est opportun, notamment parce qu’au sortir d’une crise sans précédent, la culture a démontré son importance majeure pour la société, et le monde culturel sa créativité et sa disponibilité pour se redéployer.

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