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Pouvoirs spéciaux : la protection des plus fragiles restera la priorité des écologistes

27 mars 2020
Pouvoirs spéciaux : la protection des plus fragiles restera la priorité des écologistes

La Chambre des Représentants a voté ce jeudi l’octroi de pouvoirs spéciaux au Gouvernement pour une période de trois mois renouvelables et ce dans le cadre strict de la gestion de la crise du Covid-19.

Par définition, les pouvoirs spéciaux ne peuvent être utilisés que dans des situations extraordinaires. La crise liée au Covid-19 demandant une réponse exceptionnelle, les écologistes ont voté ce jeudi après-midi en faveur des pouvoirs spéciaux accordés au Gouvernement.

« Le texte que nous avons cosigné fixe des conditions très claires au Gouvernement qui devront être respectées. Cela lui permettra de prendre les mesures urgentes qui sont nécessaires. Mais ce texte des pouvoirs spéciaux n’est évidemment pas un chèque en blanc signé par les écologistes », commente Georges Gilkinet, Chef de groupe Ecolo/Groen à la Chambre.

« Nous ne sommes pas naïfs et nous seront très attentifs à l’usage qui sera fait de ces pouvoirs spéciaux. Les arrêtés de pouvoirs spéciaux qui seront pris seront passés au peigne fin, disséqués et évalués. Et si nécessaire contestés et corrigés. Et nous continuerons surtout à formuler des propositions concrètes pour apporter les solutions qu’attendent nos concitoyens et nos concitoyens. », enchaine Georges Gilkinet.

La Chambre, avec l’appui des écologistes, a également adopté ce jour une loi garantissant des crédits bancaires pour les entreprises. « C’était une mesure nécessaire que nous soutenons. Et nous nous félicitons également d’être parvenus, après un long bras de fer, à y inclure via amendement, le secteur non-marchand qui bénéficiera lui aussi de cette garantie sur les crédits bancaires. C’était primordial car ce secteur est essentiel à notre vie, en période de crise comme dans la vie quotidienne », ajoute Georges Gilkinet.

« Nous devrons être particulièrement attentifs à ce que cette crise ne constitue pas une occasion de revenir encore davantage sur des protections sociales conquises de haute lutte. Ce n’est pas aux travailleur·se·s, aux patient·e·s ou aux personnes pensionnées de payer les effet de la crise. Il faudra tout au contraire être particulièrement attentif aux plus fragiles et aux victimes collatérales de cette crise sanitaire. Et redonner à la solidarité et aux soins de santé les moyens qu’ils méritent. C’est la balise que suivront les écologistes dans la gestion de la crise comme après celle-ci ! », conclut Georges Gilkinet.