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Pour un monde sans plastique jetable

18 janvier 2020
Pour un monde sans plastique jetable

La pollution liée au plastique endommage la planète, pollue les mers et les rivières, empoisonne, étouffe et tue les animaux sauvages. « Nous avons besoin de toute urgence d’un changement de paradigme dans notre rapport au plastique », déclare la députée fédérale Ecolo Séverine de Laveleye. « L’Europe a décidé l’année dernière d’interdire toute une liste de produits en plastique jetables. Il appartient maintenant aux États membres de faire entre cette interdiction dans la législation. Avec Groen, nous voulons profiter de cette occasion pour élargir la liste imposée par l’Union européenne. Débarrassons-nous du plastique inutile et optons pour un avenir sans déchets ! »

Septième continent

Les effets dévastateurs de la pollution liée au plastique et aux déchets marins sont clairs: elle tue des petits comme des grands animaux et crée des masses de plastique au beau milieu des océans. Chaque minute, c’est l’équivalent d’un camion rempli de plastique qui est déversé dans les océans. Le plastique se décompose alors en microplastiques qui représentent un véritable danger aussi bien pour la santé humaine qu’animale mais aussi que pour l’environnement, car ils s’accumulent tout au long de la chaîne alimentaire et finissent dans l’eau potable. En 2016, le Forum économique mondial de Davos nous avait averti qu’à politique inchangée, il y aurait plus de plastique que de poisson dans la mer dès 2050 et que nous continuerions de perdre de 80 à 120 milliards de dollars chaque année à cause des emballages en plastique.

Climat

Sortir de notre dépendance au plastique est aussi une démarche nécessaire d’une point de vue climatique. Nous savons pertinemment que nous utilisons plus de ressources que les limites de notre planète ne peuvent le supporter. Il est donc grand temps d’exploiter moins de ressources et de passer à des habitudes de production et de consommation plus responsables.
Aujourd’hui, le plastique qui n’est pas recyclé est incinéré. Cette incinération libère du CO2, ce qui contribue directement au réchauffement de la planète. En réduisant notre utilisation de plastique, nous réduisons également l’utilisation de combustibles fossiles et émettons moins de CO2.

Mai Sans Plastique

On voit à l’heure actuelle de plus en plus de monde prendre des initiatives pour changer leurs habitudes de consommation. Une action comme #meiplastic-vrij (Mai Sans Plastique) montre à quel point il est possible de faire les choses autrement et milite activement pour un monde sans plastique. Il est en revanche primordial que les citoyens ne soient pas les seuls à opérer cette transition. De nouvelles lois doivent être votées afin de changer le paradigme et rendre notre société circulaire et sans déchet”.

Rallonger la liste

Par définition, les produits qui ne sont pas mis sur le marché sont des produits qu’on ne devra pas recycler. La directive européenne évoquée plus haut interdit les cotons-tiges en plastique, les couverts, les assiettes, les pailles, les bâtons d’agitation et les bâtonnets de ballon. « Le groupe Ecolo-Groen veut étendre cette liste pour y inclure les cure-dents en plastique, les sachets de thé, les étiquettes non-compostables sur les fruits et légumes, les emballages pour les fruits et légumes crus, les bâtonnets de sucettes, les petits bols à nourriture, les tasses et gobelets jetables. En résumé, des produits qui sont fabriqués pour n’être utilisés qu’une seule fois et qui, par la suite, nuisent inutilement à l’environnement alors qu’ils sont soit peu utiles, soit remplaçables par des alternatives déjà existantes. Il est temps maintenant d’enfin travailler à une société circulaire et à faible taux de déchets », conclut Séverine de Laveleye.

Quelques chiffres

Chaque année, environ 25,8 millions de tonnes de déchets plastiques sont produits en Europe et moins de 30 % seulement de cette masse est collectée afin d’être recyclée.

Au niveau mondial, ce sont 5 à 13 millions de tonnes de déchets plastiques (1,5 à 4 % de la production mondiale de plastique) qui aboutissent chaque année dans les océans.

Chaque année, entre 150 000 et 500 000 tonnes de déchets plastiques provenant de l’Union européenne se retrouvent dans les océans. Les recensements des déchets sur les plages de l’Union européenne montrent que 80 à 85% des déchets trouvés sont constitués de produits en plastique.