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Plan d’attractivité de la profession infirmière: inclure les acteurs concernés pour un plan à court, moyen et long termes

Infirmier
Publié le 7 décembre 2021
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Ce 7 décembre, le personnel soignant manifeste pour témoigner son ras-le-bol face aux trop nombreuses difficultés que leur secteur rencontre, pénibilité renforcée par la crise sanitaire. Pour Ecolo, il est urgent de prendre des mesures supplémentaires pour revaloriser les infirmiers et les infirmières et améliorer leurs conditions de travail, en mettant à l’agenda une série de mesures relatives à l’attractivité du secteur. Une demande relayée, tant au niveau du Parlement, par la députée fédérale, Laurence Hennuy, qu’au niveau du Gouvernement, par le vice-premier Ministre, Georges Gilkinet.

Depuis plusieurs mois, des négociations sont en cours entre le Ministre de la Santé et les partenaires sociaux, dans le cadre de l’accord social, pour finaliser un nouveau plan d’attractivité du secteur de la santé. Parmi les points abordés: les formations, les reconnaissances, les différents métiers de l’art infirmier, le financement, les normes, l’allègement des tâches administratives et d’encodage, les évolutions de carrières,…

Mais les praticiens de l’art infirmier vivent des réalités propres à leur métier et aux conditions de travail qui y sont associées. Pour Ecolo, des représentants des fédérations d’infirmiers et infirmières doivent donc également être associés à ces travaux.

“Mi-novembre, il a été demandé aux différentes parties de ces négociations de faire part de leurs priorités et suggestions pour compléter ce plan d’attractivité. Ecolo a demandé d’y inclure les praticiens de l’art infirmier. Pour obtenir l’adhésion des professionnels autour de ce plan, il faut qu’il soit global et qu’il reprenne les dimensions de financement, de valorisation, de rétention et de pénibilité, avec un agenda qui peut être échelonné mais qui soit réaliste et tenable”, explique Laurence Hennuy, députée fédérale Ecolo.

Afin que les infirmiers et infirmières soient entendus et reconnus comme ils le demandent, il est donc important de fixer des objectifs et des étapes pour prendre en compte l’évolution de leurs carrières, la pénibilité de leur travail, reconnaître leurs compétences propres et leur place dans le système des soins de santé. Mais aussi d’analyser la situation de pénurie, d’épuisement et de maladie de longue durée.

“Une des priorités en termes de santé publique est clairement l’augmentation du temps infirmier auprès du patient. C’est un investissement pour l’avenir. Au-delà de l’accord social, il est important d’être concret et respectueux des infirmiers et infirmières, notamment en augmentant leur représentation dans les organes décisionnels. Et ce n’est qu’une fois que le plan d’attractivité sera rédigé, programmé et agendé, avec l’ensemble des acteurs, que la campagne d’attractivité et de sensibilisation pourra être lancée”, ajoute Laurence Hennuy.

En travaillant en parallèle sur une stratégie globale et de long terme pour lutter contre cette pandémie, Ecolo souhaite refixer les objectifs de politique de santé publique et prendre une direction qui donne du sens aux décisions prises dans le cadre de la crise sanitaire. La concertation, avec la population, afin d’élargir le débat sur le futur de nos politiques de santé et sortir du clivage « vaccination obligatoire ou non » est primordiale pour retrouver la confiance.

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