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Le gouvernement chinois sanctionne 10 Européens, dont Samuel Cogolati, député fédéral Ecolo-Groen

22 mars 2021
Le gouvernement chinois sanctionne 10 Européens, dont Samuel Cogolati, député fédéral Ecolo-Groen

Par un communiqué publié ce jour (22 mars) par le Ministère des Affaires étrangères de la République populaire de Chine, on apprend que le gouvernement chinois décide de sanctionner 10 personnes en Europe qui « répandent malicieusement des mensonges et de la désinformation ». Samuel Cogolati, député fédéral Ecolo, fait partie de ces 10 noms. Le gouvernement chinois indique que “les personnes concernées et leurs familles sont interdites d’entrée en Chine continentale, à Hong Kong et à Macao. Il leur est également interdit, ainsi qu’aux entreprises et institutions qui leur sont associées, de faire des affaires avec la Chine.”

Samuel Cogolati défend les droits humains du peuple ouïghour, des Tibétains mais aussi des manifestants pro-démocratie à Hong Kong dans son travail à la Chambre. Le mois dernier, il déposait un texte au parlement fédéral pour reconnaître le génocide qui a cours actuellement dans la province du Xinjiang et récemment attesté par une trentaine d’experts en droit international.

Samuel Cogolati commente :
« Ces sanctions de la part du gouvernement chinois font froid dans le dos. Qu’un parlementaire démocratiquement élu soit la cible d’un régime autoritaire pour son travail légitime en tant que défenseur des droits humains est une chose grave. Mais le coût et poids de ces sanctions ne sont rien en comparaison avec les graves persécutions que des millions de Ouïghours doivent endurer au quotidien. Parce que je vis dans un pays démocratique. Cette décision de la Chine ne nous arrêtera pas. Leur but était de réduire des parlementaires au silence ? Eh bien, ces sanctions ne font que renforcer ma détermination et ma solidarité avec toutes celles et tous ceux qui osent se lever pour défendre les libertés fondamentales. »

Rajae Maouane, co-présidente d’Ecolo, se montre ferme :
« Par ces sanctions c’est le coeur de la démocratie qui est visé par un régime autoritaire : le travail parlementaire. Nous apportons un soutien total à Samuel Cogolati et aux autres personnes visées. L’intimidation et les menaces sont inacceptables. Nous ne lâcherons rien. »

 

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