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Droit passerelle : un filet de sécurité pour les indépendant·e·s

25 mars 2020
Droit passerelle : un filet de sécurité pour les indépendant·e·s

La crise liée au coronavirus nous affecte toutes et tous, à des niveaux différents. Parmi les personnes directement touchées par les conséquences du covid-19 : les indépendants, en particulier les commerçants et les entrepreneur·euse·s de l’Horeca. Contrairement à ce que leur nom laisse entendre, les indépendants sont particulièrement dépendants de leurs clients, et pour beaucoup, confinement rime malheureusement avec fin de l’activité et perte de revenus.

Pour tenter de remédier au mieux à cette situation, le député fédéral écologiste Gilles Vanden Burre a cosigné, à l’aube du confinement, une loi visant à élargir le droit passerelle existant. C’est cette loi qui a été votée en urgence jeudi 19 mars à la Chambre.

Le droit passerelle ?

C’est un droit qui fait office de filet de sécurité pour les personnes travaillant comme indépendants à titre principal. Il est prévu en cas de faillite ou de force majeure (c’est ce deuxième point qui a justifié l’extension du droit passerelle voté jeudi dernier). Grâce à cette loi, les indépendants qui se retrouvent sans aucun revenu à cause du confinement lié au coronavirus recevront une somme de 1300€ par mois pour les isolés ou de 1600€ par mois pour les personnes à charge de famille, et ce pendant 2 mois (prolongeables en fonction de l’avancée de la situation) et de manière rétroactive, à partir du 1er mars.

« De plus, toute personne travaillant comme indépendant qui aura été amenée à cesser de travailler pendant 7 jours consécutifs aura également droit à l’indemnité mensuelle complète. Ce revenu de remplacement ne permettra pas aux indépendants de combler totalement les pertes liées au coronavirus, mais il est une bouée de secours indispensable », commente Gilles Vanden Burre, cosignataire de la loi. « Nous sommes conscients des réalités que vivent nos concitoyen·ne·s et nous continuerons de travailler pour que chacun et chacune soit protégé·e », conclut Gilles Vanden Burre.