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Fermer une maternité sur 6 ? Les écologistes réclament le maintien de possibilité d’accouchement de proximité

16 janvier 2020
Fermer une maternité sur 6 ? Les écologistes réclament le maintien de possibilité d’accouchement de proximité

Sur la base d’une étude du KCE publiée ce jour et relatée par Le Soir, la Ministre de la Santé, Maggie De Block annonce sa volonté d’augmenter le nombre minimal d’accouchement par maternité et donc d’en fermer une sur 6, notamment dans des régions plus rurales. Pour les écologistes, plutôt que de poursuivre des objectifs de rentabilité, il s’agit surtout de veiller à l’accessibilité des services de santé et à un accueil à taille humaine des premières heures de la vie d’un enfant.

« Les écologistes ont toujours été ouverts et même demandeurs de réforme des soins de santé, donnant la priorité aux soins de première ligne et favorisant les synergies entre hôpitaux. Mais la proposition de la Ministre de la Santé de diminuer le nombre de maternités et donc d’augmenter le nombre d’accouchements par hôpitaux nous semble surtout répondre à des objectifs budgétaires, au détriment du bien-être des enfants et des mamans, alors qu’on sait combien les premières heures et les premiers jours d’une vie sont déterminants. Si la Ministre veut réaliser des économies, qu’elle revoie sa politique en matière de médicaments, qui sont trop coûteux et surconsommés dans notre pays ! », dénonce Laurence Hennuy, députée fédérale Ecolo et membre de la Commission Santé de la Chambre.

Ecolo rappelle en outre les économies déjà réalisées par le passé pour ce qui concerne les soins d’accouchement, notamment la réduction de la durée de séjour en maternité.

« La proposition de la Ministre fédérale de la Santé ne tient manifestement pas compte des spécificités territoriales, notamment au plan wallon, et fait un mauvais usage aux chiffres de l’étude. Des maternités comme celles d’Auvelais, Lobbes, Huy ou Soignies jouent un rôle majeur sur le plan social et médical, car insérées dans leur bassin de vie. Au niveau du Parlement de Wallonie, nous avons d’ailleurs avancé dans ce sens en décembre dernier, afin d’organiser les soins de santé par bassins de vie pour répondre aux besoins réels des patients et patientes. Vouloir à tout prix fixer des critères de rentabilité va dans le mauvais sens. Il faut, au contraire, partir des réalités du terrain et des besoins réels. Poursuivre des objectifs uniquement de rentabilité revient à remettre en cause le droit de chacun et de chacune de bénéficier, à une proximité relative de son domicile, d’un accès aux soins », ajoute Laurent Heyvaert, député wallon Ecolo.

Les écologistes comptent dès lors bien poursuivre le travail entamé, à tous les niveaux de pouvoir, afin de garantir une accessibilité et une qualité des soins, pour l’ensemble du territoire, et demandera au Ministre-Président wallon, Elio Di Rupo, de saisir le comité de concertation si nécessaire.