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Cyberviolences : les écologistes suivent de près la problématique

Publié le 7 juin 2021
Rédigé par 
Ecolo

Les violences en ligne touchent tout le monde mais certains “groupes” y sont particulièrement exposés : les jeunes, les femmes, les personnalités publiques et, de façon générale, les “groupes discriminés”. Les femmes, surtout quand elles cumulent d’autres critères distinctifs, sont plus sujettes au cyberharcèlement, comme l’a d’ailleurs très bien illustré le récent documentaire #SalePute de Myriam Leroy et Florence Hainaut.

Face au problème criant des cyberviolences et en particulier à celui du cyberharcèlement des femmes, le groupe Ecolo-Groen à la Chambre, comme le groupe bruxellois, veut en finir avec l’impunité. Lutter contre ces pratiques requiert d’agir à la fois au niveau de la justice et de la police : c’est à ce titre que Séverine de Laveleye et Julie Chanson, députées fédérales, ont respectivement interrogé les Ministres de la Justice et de l’Intérieur.

Des réponses encourageantes de la part des Ministres

Séverine de Laveleye : “Le Ministre de la Justice a rappelé le projet de Code pénal en préparation, qui devra faciliter la poursuite des cyberviolences. Il a également rappelé le cadre légal déjà existant permettant de poursuivre les violences en ligne. Enfin, le Ministre a assuré que la note-cadre sur la sécurité intégrale et le Plan national de sécurité de la police, ainsi que les plans actuellement en préparation au sein du Gouvernement, mettront l’accent approprié sur la problématique des cyberviolences. Si renforcer le cadre de la loi est important, la faire appliquer est un enjeu crucial, l’impunité étant pour les victimes une double peine très lourde à porter”.

Du côté de la Commission des Affaires Intérieures, Julie Chanson rapporte : “La Ministre a rappelé les chiffres du cyberharcèlement : 7.875 faits en 2018, 7.860 en 2019 et à peu près autant en 2020. On peut toutefois identifier un premier écueil : impossible pour l’heure de savoir précisément quelle part de ces faits concernent des femmes. La banque de données de la police mérite donc d’être encore affinée afin de mieux appréhender le problème contre lequel nous entendons lutter. La Ministre a également apporté des réponses quant à la formation des policiers et policières par rapport à ces enjeux, l’accueil adéquat des victimes et la lutte contre la cybercriminalité. Dans le cadre de la formation continue pour les policiers et policières de référence, une attention particulière est accordée aux faits se produisant sur les médias sociaux et, par extension, sur Internet. Cela ne semble toutefois pas suffisant…”.

Il y a du progrès, mais du travail reste encore à fournir

Comme le souligne Séverine de Laveleye, “s’attaquer à ces zones grises que sont les cyberviolences et qui empêchent le web et les plateformes sociales de remplir justement leur mission sociale, constitue un enjeu politique important. Il s’agit de construire un monde numérique à l’image de la société souhaitée par les écologistes : un monde apaisé, inclusif, où chacun et chacune se sent légitime d’évoluer et d’exprimer ce qu’il ou elle est. Ecolo-Groen va continuer d’être très attentif au dossier et nous travaillons main dans la main avec Sarah Schlitz, Secrétaire d’État à l’Égalité des genres.”

Julie Chanson précise quant à elle : “Outre la justice, la police a un rôle majeur à jouer dans la lutte contre le cyberharcèlement des femmes. La Ministre Verlinden est sensible à cette problématique, gageons donc que dans un avenir proche nos forces de l’ordre accueilleront mieux les plaintes des femmes victimes de cyberviolences. Ce volet doit être sérieusement amélioré. Par ailleurs, je souhaite que les équipes de la police judiciaire effectuent de leur propre initiative des recherches contre ceux qui insultent, intimident et menacent les femmes, venir seulement en appui des polices locales ne peut plus suffire.”

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