Actualités

Actualité

Accord Brussels Airlines : Ecolo-Groen juge les conditions environnementales très insuffisantes

23 juillet 2020
Accord Brussels Airlines : Ecolo-Groen juge les conditions environnementales très insuffisantes

Cet après-midi, à la demande d’Ecolo-Groen, le Ministre De Croo a donné de plus amples informations sur l’accord que le Gouvernement belge a conclu avec Brussels Airlines. Le gouvernement prévoit un prêt de 290 millions d’euros, sous certaines conditions. Des conditions et garanties qui ont fait l’objet d’échanges en Commissions Finances.

Tout d’abord, un accord social a déjà été conclu entre Brussels Airlines et les partenaires sociaux. Cet accord prévoit une réduction du personnel, de 4.000 à 3.000 employés. « Concernant les conditions sociales de cet accord, le personnel et les syndicats ont fait de grands sacrifices. Avec un tel plan social tout doit être mis en œuvre pour éviter les licenciements secs. Cet accord va-t-il changer cette perspective? » ont demandé les députés fédéraux Gilles Vanden Burre et Dieter Van Besien au Ministre De Croo. Quelles sont les garanties supplémentaires reprises dans cet accord en faveur du personnel?

Ensuite, l’accord stipule que “Brussels Airlines doit œuvrer à la neutralité climatique”. Le Ministre a par ailleurs déclaré que Brussels Airlines allait investir dans de nouveaux avions moins polluants et moins bruyants. Mais l’accord ne fait référence à aucune autre mesure environnementale concrète. « Rien n’est mentionné sur les accords de Paris (neutralité carbone d’ici 2050), sur la diminution des émissions de CO2, sur la fiscalité ou sur les vols de courte distance. C’est très insuffisant aux yeux des écologistes » poursuivent Gilles Vanden Burre et Dieter Van Besien

Et pourtant, d’autres gouvernements européens ont imposé de telles conditions, comme l’Autriche envers Austrian Airline, dont la maison-mère est également Lufthansa. Pourquoi est-ce qu’une telle ambition n’a pas été possible au niveau du Gouvernement belge?

Enfin, Ecolo-Groen regrette qu’il n’ait pas été possible, au niveau européen, de saisir l’occasion pour discuter de l’avenir du secteur aérien en général et de la mobilité européenne en particulier, y compris des liaisons ferroviaires à grande vitesse entre les villes européennes.