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Grévistes de la faim sans-papiers : Ecolo demande une solution humaine et digne

Publié le 26 juin 2021
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Depuis des mois, des femmes et des hommes sans-papiers occupent l’Église du Béguinage et des locaux de la VUB et de l’ULB. Lassés de répéter la même revendication, celle d’être enfin régularisés, une grande partie d’entre eux ont décidé de ne plus s’alimenter, quitte à mettre leur vie en danger, désespérés après des années de combat pour une vie digne. Face à cette situation intenable, les écologistes demandent la mise en place d’un dialogue rationnel, pour dégager d’urgence une solution.

Depuis le début de cette action, les écologistes ont répété, dans le cadre de rencontres de terrain notamment, leur soutien indéfectible à des revendications légitimes, tout en s’inquiétant réellement de l’issue de cette action: “Les personnes en grève de la faim sont des travailleuses et travailleurs non reconnus, lassés de la non-reconnaissance dans une société que pourtant ils aident à bâtir”, explique Simon Moutquin, député fédéral Ecolo. “Cette grève de la faim n’est pas un mouvement stratégique et politique, il s’agit simplement d’un geste de désespoir, un dernier cri…”.

Un réel désespoir aggravé par le contexte post-covid: « Déjà soumises à la peur et l’exploitation, les personnes sans-papiers ont vu leur situation s’aggraver avec l’arrivée du COVID-19. Un grand nombre d’entre elles ont perdu leur emploi à cause du confinement. Sans sécurité sociale, elles ont rogné sur leurs économies ou se sont retrouvées à la rue. Sans accès aux soins de santé, ces personnes ont été touchées de plein fouet par la vague de Coronavirus, qui continuera à les affecter sur le long terme », ajoute Marie Lecocq, députée bruxelloise Ecolo.

Face à ces arguments rationnels, s’impose la nécessité d’une solution pour ces dizaines de milliers de sans-papiers: une solution humaine, humanitaire, sociale, économique et sanitaire. Les écologistes demandent donc la mise en place d’un dialogue rationnel, humain, détaché des préjugés de postures et basé sur les faits. Cette concertation devrait rassembler des personnes sans-papiers, la société civile, des représentants politiques, syndicats et organisations patronales.

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