Soins de santé

Réforme du financement de la sécurité sociale : le Gouvernement fédéral continue de fragiliser la classe moyenne et les plus défavorisés

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La commission des Affaire sociales de la Chambre a adopté hier, majorité contre opposition, le projet de loi réformant le financement de la sécurité sociale. Alors que le Bureau fédéral du Plan révèle que le niveau de vie des plus faibles continue de baisser, le Gouvernement continue son action de démantèlement de la sécurité sociale. Pour Ecolo, ce Gouvernement fragilise tant la classe moyenne que les plus défavorisés.

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Par Patrick Dupriez
Publié le 8 février 2017

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« Le rapport du Bureau fédéral du plan est édifiant. Une hausse de 60 % du nombre de personnes ayant eu recours à un règlement collectif de dettes ; 40 % d’augmentation du nombre de personnes bénéficiant d’un revenu d’insertion sociale ; les reports ou annulations de soins de santé ont quadruplé entre 2008 et 2014… La société que nous propose ce Gouvernement Michel ne laisse pas le droit aux erreurs de parcours, aux problèmes de santé ou aux difficultés professionnelles... » commente le coprésident d’Ecolo Patrick Dupriez. « Et la situation va empirer dans les années à venir puisque ce rapport n’a pas pu tenir compte, entre autres, de la réforme des allocations de chômage, ni des conséquences des coupes budgétaires dans les soins de santé, » poursuit Patrick Dupriez.

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our Ecolo, la réforme du financement de la sécurité sociale adoptée par la majorité MR-NVA et dénoncée par les syndicats, les mutuelles et le secteur associatif, prépare de nouvelles économies sur le dos des citoyens, des malades, des sans emploi et des travailleurs en général. Cette réforme mène également à un système moins efficace et plus coûteux pour la collectivité et les bénéficiaires, qui fera la part belle aux assurances privées. Tout l’inverse de la vision écologiste de la solidarité...

Par ailleurs, les notions de « responsabilisation » telles que définies et le système de « monitoring » font craindre aux écologistes que la sécurité sociale devienne une variable d’ajustement budgétaire soumise aux objectifs de compétitivité qui obsèdent nos gouvernements.

« Des alternatives existent pourtant : moins de malades, grâce à un rythme de travail plus soutenable et à des mesures de prévention en matière de conditions de vie, d’alimentation ou de lutte contre les pollution, par exemples, généreront une diminution des dépenses en soins de santé ou en maladie-invalidité. Moins de chômeurs, grâce à une emploi mieux partagé et à des investissements dans les secteurs économiques du futurs, ce seront aussi moins de dépenses en matière d’assurance-chômage.

« C’est ce cap-là que défendent les écologistes pour le futur de la sécurité sociale, celui de la qualité de vie, plutôt que celui de la majorité fédérale qui veut la privatiser, tout en se présentant comme le bouclier de la Sécu. Au contraire, cette fragilisation du système se fait au détriment des plus fragiles et d’une solidarité efficace et soutenable entre tous les Belges et les générations futures, » conclut Patrick Dupriez.

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Un dossier suivi par

Patrick Dupriez

Patrick Dupriez

Co-président d'ECOLO
Ingénieur agronome de formation, j’ai très jeune rejoint les rangs d’Ecolo.
En juin 2009, j’ai été élu député régional. Je me suis d’emblée passionné pour les questions liées à l’agriculture, la nature, les travaux publics, l’enfance, la santé et les relations internationales. En mars 2012 j’ai été désigné à la présidence du Parlement Wallon. Depuis mars 2015 je suis co-président d’Ecolo avec Zakia Khattabi.
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