Actualités

Actualité

Un cadeau taillé sur-mesure pour les diamantaires !

21 avril 2015
Un cadeau taillé sur-mesure pour les diamantaires !

Après avoir dénoncé le principe d’une Taxe Diamant, Ecolo et Groen ne peuvent que confirmer leur indignation à la découverte, ce jour, du taux d’imposition ridiculement bas qui figure dans le projet de loi à l’analyse au sein du Gouvernement. Il en dit long sur les priorités de la majorité fédérale en matière de justice fiscale !

« Faire connaître, le jour-même de l’ouverture des débats en séance plénière sur le saut d’index et la réforme des pensions de la fonction publique, que le taux d’imposition auquel sera soumis le secteur du diamant sera de 0,55 % de son chiffre d’affaires, c’est le comble du cynisme. La majorité a le toupet de la présenter comme étant une avancée en matière de contribution du secteur mais c’’est tout le contraire. Cette taxe est en réalité un énième cadeau fiscal pour le secteur du luxe et de la finance », s’insurge Georges Gilkinet, député fédéral Ecolo.

La règle veut que les sociétés soient taxées sur leur bénéfices et non pas sur leurs chiffres d’affaires. Pourquoi le secteur du diamant bénéficiera-t-il d’un régime de faveur ? D’autant plus qu’il profite déjà de nombreux autres avantages. Ainsi, sans parler des possibilités de résolution à bon compte de certains dossiers de fraude fiscale, les diamantaires sont les seuls à ne pas devoir payer de taxe à l’importation et de TVA. Dorénavant, ils bénéficieront également d’un régime d’exemption particulièrement avantageux à l’impôt sur les sociétés alors que les PME, actives dans l’économie réelle et fournisseuses d’emploi de proximité, croulent sous les charges administratives et fiscales.

Les réponses données avant le congé de Pâques par le Ministre des Finances Van Overtveldt aux questions de Georges Gilkinet (Ecolo) et de Stefaan Van Hecke (Groen) n’ont pas permis de comprendre ce qui justifiait un tel régime de faveur pour le secteur diamantaire, au-delà de son implantation en région anversoise : « Il n’y a pas meilleure illustration des logiques qui sous-tendent l’action du Gouvernement fédéral. Il protège les puissants et s’attaquent aux plus fragiles, particulièrement les travailleurs et les allocataires sociaux. Nous ne pouvons accepter un tel déséquilibre. Nous continuerons de défendre l’idée de réformes en matière fiscale qui feront contribuer chacun en fonction de ses capacités et mettront fin aux faits de fraude fiscale inacceptables qui privent chaque année l’État de ressources précieuses.» conclut Georges Gilkinet.