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Troisième « mardi des blouses blanches » : Ecolo soutient le mouvement

18 juin 2019
Troisième « mardi des blouses blanches » : Ecolo soutient le mouvement

Photo de Hanane Krai

Le personnel de santé se mobilise aujourd’hui une nouvelle fois, pour le troisième “Mardi des blouses blanches”. Organisé par la Centrale nationale des employés (CNE), ce mouvement vise à mettre en lumière les conditions de travail difficiles des travailleurs et des travailleuses du secteur.

Ecolo se montre solidaire de ce mouvement et de ses revendications. Au cours de la législature qui vient de s’achever, les écologistes n’ont eu de cesse de dénoncer l’inaction et les mauvaises décisions du Gouvernement fédéral, notamment en termes de pénibilité des carrières et de valorisation de ces métiers pourtant essentiels. C’est la raison pour laquelle les élus Ecolo vont à la rencontre des professionnels en arrêt de travail ce mardi en Wallonie et à Bruxelles, et recevront la CNE cet après-midi au Parlement bruxellois.

Ecolo rappelle notamment que les normes de personnel en Belgique dans les hôpitaux sont de 1 infirmier pour 11 patients, alors que la norme dans les autres pays et dans les recommandations internationales sont de 1 pour 8 patients sur 24h.

« Il est urgent de consacrer le budget suffisant. La norme de 1 pour 11 patients nécessiterait l’engagement de 20.000 infirmiers, soit un budget de 2 milliards. On peut compléter progressivement évidemment, mais cela prouve le gouffre dans lequel se trouvent actuellement les blouses blanches », commente la députée bruxelloise Ecolo Magali Plovie.

Les écologistes souhaitent également que les infirmiers et les infirmières entrent dans les organes de gestion décisionnels des hôpitaux, où seuls les médecins sont actuellement représentés en tant que praticiens. « En effet, ce personnel soignant est présent dans tous les départements, et reflète d’autres réalités et préoccupations. Il serait donc logique qu’ils soit impliqués dans l’élaboration des réseaux hospitaliers, comme les médecins des hôpitaux l’ont été. Cette erreur doit être réparée », ajoute le député fédéral Ecolo Simon Moutquin.

« Ces métiers doivent être valorisés à leur juste valeur. C’est pourquoi nous appelons à une revalorisation des barèmes, la valorisation de ces fonctions essentielles afin de notamment pallier la pénurie, et l’amélioration du bien-être au travail, entre autres via l’aménagement des fins de carrières. Nous comptons bien porter ces préoccupations au sein des Parlements au cours de cette nouvelle législature qui s’ouvre », concluent Magali Plovie et Simon Moutquin.