Après avoir mis en danger son plan d’investissement et affaibli l’offre de service public en rabotant la dotation du groupe SNCB, le Gouvernement fédéral décide de supprimer la ligne TGV qui parcoure la dorsale wallonne laissant une fois de plus les usagers à quai. Ecolo ne peut l’accepter.

Pour Stéphane Hazée, député Ecolo : « La Ministre fédérale des transports publics, Jacqueline Galant, semble penser que le Thalys wallon est un train fantôme. Or, son taux d’occupation dépasse 50%. Ecolo s’oppose dès lors à la suppression du Thalys wallon utilisés par les voyageurs de Liège et surtout Namur, Charleroi et Mons. Je rappelle que cette liaison fait partie d’un accord historique intervenu lors de la définition du réseau Thalys et qu’elle devait par ailleurs compenser la suppression des lignes régulières entre les villes wallonnes et Paris. »

Sans desserte wallonne, les utilisateurs du Thalys devront passer par Bruxelles, ce qui peut doubler leur temps de parcours jusque Paris et augmente le coût du voyage, sans compter les risques de manquer son train en raison de la rupture de charge et des retards sur le réseau SNCB.

Le Thalys wallon qui a aujourd’hui une utilité pour de nombreux citoyens risque donc d’être la victime de la vieille politique du gaufrier qu’on croyait définitivement enterrée dans notre pays. Equilibre communautaire oblige, la dorsale wallonne sera la victime collatérale de la suppression du Thalys fantôme entre Ostende et Bruxelles.

Cette décision illustre une fois de plus le désintérêt du Gouvernement Michel pour les enjeux de mobilité ferroviaire, envisagée sous l’angle purement budgétaire. Ecolo déplore vivement cette décision et demande au gouvernement wallon de saisir le comité de concertation pour obtenir son réexamen et éviter cette nouvelle réduction de l’offre et cet isolement très préjudiciable de Namur, Charleroi et Mons sur la scène internationale. Les incantations des ministres régionaux sur le sujet ne servent en effet à rien si elles ne sont pas concrètement et fermement suivies dans les faits.

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