Le risque est important à ce stade que la réponse de l’Union Européenne nous éloigne davantage encore des aspirations citoyennes à plus de démocratie et de justice sociale.

Il faut aujourd’hui prendre la mesure du risque de délitement de l’UE. Hier c’était le Royaume-Uni, mais demain d’autres pays pourraient suivre la route ouverte. L’Union doit donc envoyer un signal clair et fort montrant qu’elle a compris que ce ne sont pas les populations qu’il faut réguler, mais bien les intérêts de multinationales, groupes financiers et élites politiques qui ont confisqués le projet européen.

Réunis en Bureau Politique ce lundi matin, les écologistes exhortent les dirigeants européens à prendre leurs responsabilités :

 à court terme, en posant un acte fort démontrant que ce sont les citoyens qui sont au cœur du projet fédéraliste européen : la suspension de la négociation du TTIP et de la ratification du CETA.

 à moyen terme, en assouplissant des règles budgétaires pour stimuler les investissements, notamment dans la transition énergétique, et en mettant en œuvre des avancées claires vers une Europe sociale et fiscale, seule capable d’assurer la viabilité de l’union monétaire et une réelle solidarité supranationale européenne.

Après le choc du Brexit et avec la perspectives de longues négociations, le risque serait d’en revenir au « business as usual » en attendant la prochaine crise. Des signaux forts et concrets doivent être adressés immédiatement aux citoyens européens pour refonder un projet de prospérité partagée auquel ils auront envie d’adhérer.