Après le retrait du MR, Ecolo exige un nouveau texte de la majorité

CC Neonbrand on Unsplash

Après Ecolo et Défi en juillet dernier, c’est aujourd’hui le MR qui quitte la table des négociations autour de la scission (‘découplage’) de l’enseignement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Ecolo prend note de la décision des libéraux de ne pas soutenir, à leur tour, le projet de scission Pouvoir Organisateur-Pouvoir Régulateur du réseau d’enseignement organisé par la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Cette décision n’étonne pas les écologistes vu le manque d’ambition du texte déposé par la majorité PS-cdH, un fait qu’ils avaient dénoncés en quittant les négociations il y a quelques mois. Le retrait du MR hypothèque cependant l’ensemble de la réforme du Pacte d’excellence mais pour Ecolo, la responsabilité en revient à la seule majorité PS-cdH, qui a toujours refusé de créer un consensus politique autour de cette réforme.

Or, le découplage est indispensable pour l’aboutissement du Pacte d’excellence. Il est également indispensable et seul garant d’une bonne gouvernance, car il évitera tout conflit d’intérêt au sein de gouvernement et de partialité avec les autres réseaux d’enseignement. Ecolo le réclame depuis au moins trois législatures. Et plaide pour un modèle proche du modèle flamand (GO) qui garantit indépendance, égalité de traitement et bonne gouvernance depuis 1988 déjà.

Le projet présenté par la majorité PS-cdH ne répond en rien à ces objectifs. Au-delà de son coût et sa lourdeur, le ‘mastodonte’ que dénoncent aujourd’hui les libéraux ne permet pas un réel découplage. Il maintient en effet une gestion centralisée qui ne fait aucune confiance aux acteurs, ne leur donne aucune autonomie et conserve un pilotage politique centralisé reflétant la majorité gouvernementale. C’est pour toutes ces raisons qu’Ecolo avait refusé de soutenir cette réforme.

Pour Ecolo, il est urgent que PS et cdH proposent enfin une réforme réaliste qui garantit une réelle indépendance du réseau WBE. « Après notre retrait et celui de Défi il y a quelques mois, la décision du MR aujourd’hui donne un signal clair à la majorité, puisqu’une telle réforme impose une majorité des deux tiers. Il est indispensable pour la mjaorité de venir enfin avec une proposition sérieuse qui fait fi des conservatismes et des partages d’influence. Et de créer enfin un consensus politique autour de la réforme globale de l’enseignement, qui s’enlise de jour en jour au détriment des enseignants, des (futures) générations d’enfants et des mesures les plus innovantes, » conclut Barbara Trachte, cheffe de groupe Ecolo au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

 

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