Veviba, déjà accusé de fraude à l’étiquetage et d’avoir commercialisé de la viande hachée impropre à la consommation, est maintenant soupçonné de vendre de la viande conventionnelle comme “biologique”. Inadmissible pour Ecolo, qui réclame la clarté sur ces soupçons, mais aussi une meilleure protection de la filière “bio” en particulier contre les pratiques des systèmes industriels mafieux.

« Veviba a dupé tout le monde : l’Afsca, la Région wallonne, l’agence de certification Certisys… Cette nouvelle fraude potentielle à la labellisation “bio” remet une nouvelle fois en lumière les dérives que porte un système industriel d’une concentration telle qu’il est difficile de le contrôler correctement », commente la députée wallonne Ecolo Hélène Ryckmans. « Il nous semble fondamental de savoir quelles informations ont été transmises et à qui depuis juin 2016, afin de déterminer les éventuels manquements de la chaîne de contrôle et les corriger durablement pour l’avenir », poursuit Hélène Ryckmans.

Pour Ecolo, cette tromperie des consommateurs, mais également des éleveurs qui prennent leur métier au sérieux, doit rouvrir le débat sur les alternatives crédibles concernant l’abattage. Les écologistes avancent à cet égard plusieurs pistes, comme les abattoirs de proximité sous forme de coopérative ou encore l’abattage à la ferme.

« Il est fondamental de quitter l’opacité industrielle qui a permis au ‘système Veviba’ de se développer. Nous demandons que les investissements de la Région portent sur les abattoirs coopératifs de proximité et non plus sur des grandes unités industrielles afin d’offrir des gages de transparence et de contrôles efficaces. Nous devons garantir aux éleveurs et aux consommateurs la qualité et la fiabilité des produits. J’interpellerai le Ministre en ce sens lors de la prochaine commission de l’agriculture du Parlement de Wallonie », conclut Hélène Ryckmans.

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