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Sans financement alternatif, pas de pensions juste et durable !

28 avril 2015
Sans financement alternatif, pas de pensions juste et durable !

Le président de la Commission de réforme des pensions, Frank Vandenbroucke, s’est exprimé de façon (très) critique sur la manière dont le Gouvernement fédéral avance dans le dossier des pensions. Depuis le début, la Commission s’inquiète d’une logique de picorage et souligne l’absence de vision globale des réformes à mener. Pour Ecolo, la réforme des pensions doit être juste, équilibrée et durable. Vu ce que le gouvernement nous annonce ou a déjà décidé, on en est loin.

Pour le député Ecolo, Georges Gilkinet : « Si l’on souhaite un système de pension soutenable, il ne peut pas reposer uniquement sur les cotisations de travailleurs. Il faut prévoir un financement via les revenus des capitaux. C’est l’enjeu du Tax Shift et une des propositions qu’’Ecolo avance en terme de réformes fiscale: diminuer les cotisations des travailleurs et des allocataires, assurer un meilleur financement de la sécurité sociale par les plus fortunés et favoriser l’emploi ».

Ecolo estime que le Gouvernement doit prendre davantage ses responsabilités quant à la définition des métiers lourds. « Une carrière n’est pas une autre carrière. Il y a des métiers objectivement plus difficiles sur le plan physique ou psychologique et ça doit être mieux pris en compte. Renvoyer ce dossier aux partenaires sociaux, sans autre forme d’engagement et sans piste de solution, c’est prendre le risque de laisser cet enjeu irrésolu. La durée et la pénibilité effectives de la carrière doivent être mieux prises en compte dans notre système de pension dans le futur. ».

Quant à la perspective de la mise en place d’un système de pension à temps partiel, Ecolo l’accueille avec curiosité et intérêt. « Cette formule pourrait s’approcher du Plan Tandem, que nous défendons depuis de longs mois. Permettre à un travailleur âgé de lever le pied progressivement et favoriser ainsi l’emploi du jeune qui le remplacera, c’est une manière de partager le temps de travail disponible. Le problème, c’est que le Gouvernement a encore réduit l’accès à ce type de système par sa réforme du crédit-temps. On peut dès lors s’interroger sur le fait que les intentions seront suivies d’effets !» conclut Georges Gilkinet.

Nous devons redonner confiance aux citoyens par une approche plus juste et équilibrée, qui vise à donner à chacun un revenu décent tout en assurant le financement dans la durée. C’est la seule et unique façon d’éviter l’émergence d’un système de pension privé, moins juste, moins efficace et moins équitable !