Le Gouvernement fédéral vient de confirmer son choix pour le F-35 américain, en remplacement des F-16. Il y a pourtant à peine 48h, le Premier Ministre disait qu’aucune décision n’avait été prise, en réaction aux informations diffusées dimanche dernier qui faisaient état d’un choix et d’un enjeu devenu purement communicationnel.

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Le dossier de remplacement des F-16 a été longtemps maintenu dans un brouillard tant technique, que politique et stratégique. Et hier à la Chambre, s’est tenu un vrai Vaudeville : le Gouvernement a improvisé, après 5h30 de débats stériles et d’échanges d’informations déjà connues, une réunion à huis clos où enfin les députés ont pu être décemment informés. 

“La gestion de ce dossier important est d’une improvisation totale. C’est inacceptable alors que le choix du Gouvernement va engager 2 générations de militaires et de contribuables belges. On parle de 15 milliards sur 40 ans”, commente le député fédéral Ecolo Benoit Hellings. “Pour nous, c’est très clair : ce dossier devait repartir de zéro. Les questions de climat et de développement sont les enjeux internationaux d’aujourd’hui et de demain. Se doter de chasseurs-bombardiers ne répond pas à ces enjeux. C’est dans une Défense européenne intégrée qu’il faut investir, pas dans 34 nouveaux avions de chasse belges. Chez nos voisins et alliés, les chasseurs-bombardiers ne manquent pas … De plus, opter pour un appareil américain alors que Donald Trump prend chaque jour des décisions qui mettent en danger la stabilité du monde tout en montrant le mépris le plus total à l’égard des Européens. Dans ce contexte, la décision du Gouvernement est irresponsable”, poursuit Benoit Hellings.

Les écologistes rappellent par ailleurs que des rapport de la Défense et du fabriquant Lockeed Martin lui-même ont récemment montré que le remplacement des F-16 n’était pas urgent. “Et pourtant, le Gouvernement Michel s’entête à dépenser dès aujourd’hui pour près de 4 milliards d’avions de chasse, alors qu’il coupe dans les budgets consacrés aux soins de santé ou à la SNCB … C’est pour nous totalement incompréhensible”, conclut Benoit Hellings.

 

 

 

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