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Réforme de la formation initiale des enseignants : face au refus de la majorité, Ecolo et MR recevront les acteurs de façon informelle

Réforme de la formation initiale des enseignants : face au refus de la majorité, Ecolo et MR recevront les acteurs de façon informelle

Après dix ans d’attente, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles PS-cdH a enfin déposé au Parlement un projet de décret réformant la formation initiale des enseignants. Ce texte fait partie des plus importants de la législature car il conditionne l’amélioration de notre système éducatif. Il impacte donc l’avenir des futurs enseignants comme des élèves, mais aussi les finances de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Et pourtant, la majorité PS-cdH a refusé que son examen s’accompagne d’auditions des acteurs de l’éducation (sauf l’ARES). Or, ce projet du Ministre Marcourt (PS), en cours depuis maintenant dix ans, comporte encore de nombreuses inconnues, notamment en termes d’impact financier. Face à l’importance de l’enjeu et au refus de la majorité d’entendre des acteurs de terrain, Ecolo et MR ont décidé d’organiser eux-mêmes des auditions ce vendredi 23 novembre, au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

« Comment les hautes écoles et les universités, qui formeront ensemble les futurs enseignants, vont-elles collaborer ? Quels impacts concrets cette réforme aura-t-elle pour les étudiants eux-mêmes ? En quoi consisteront concrètement les améliorations pédagogiques promises ? Quels éléments garantissent que cette coûteuse réforme améliorera effectivement notre système éducatif ? » s’interroge Françoise Bertieaux, cheffe de groupe MR au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

« Les impacts de cette réforme sont énormes, et ne sont pas sans conséquences sur les futurs enseignants. Le projet proposé par ce Gouvernement comporte encore trop de lacunes et d’incertitudes. Il reste trop de questions, qui méritent un examen approfondi et démocratique du texte. Dans cette mesure, le refus de la majorité PS-cdH de procéder à l’audition des acteurs les plus directement concernés est un véritable déni de démocratie, » ajoute Barbara Trachte, cheffe de groupe Ecolo au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Les deux principaux partis de l’opposition ont dès lors décidé d’organiser eux-même ces auditions, afin de pouvoir orienter leur vote cette réforme en pleine connaissance de cause. Ils entendront des représentants des étudiants, des hautes écoles et universités, des réseaux et des pédagogues ce vendredi.