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Réchauffement climatique : une année supplémentaire s’écoule dans la mauvaise direction!

Réchauffement climatique : une année supplémentaire s’écoule dans la mauvaise direction!

On a pu penser un moment que les catastrophes naturelles vécues en 2017 aux quatre coins de la planète, des ouragans dans les Caraïbes aux inondations dans le Sud Est asiatique en passant par des sécheresses en Afrique, allaient au moins avoir le “mérite” de pousser les responsables politiques présents à Bonn lors de la Conférence climatique internationale (COP23) à s’engager de manière ambitieuse pour concrétiser l’Accord de Paris conclu il y a deux ans.

Or, si un dialogue (Talanoa en langage Fidjien puisque les îles du Sud Pacifique présidaient cette conférence) sera bien entamé cette année, qui doit conclure à réviser vers le haut les engagements futurs de nos États si nous voulons éviter d’aller vers un réchauffement catastrophique de 3 degrés, les promesses actuelles de la plupart des pays européens, dont celles de la Belgique, sont restées insatisfaisantes.

Une insatisfaction également sur le front des soutiens financiers vers les pays les plus pauvres et les plus fragilisés par les changements climatiques pour les aider à se reconstruire. A cet égard, regrettons que notre Gouvernement fédéral recycle même les projets d’aide au développement en projets « climat », et refuse toujours un financement climatique additionnel au budget de la coopération au développement. En caricaturant à peine, si notre pays pouvait y trouver une solution pour financer l’achat de ses nouveaux avions de chasse, il le ferait !

On peut néanmoins saluer certaines avancées en matière de politique du genre, des peuples indigènes, d’agriculture ou encore l’alliance de plusieurs pays qui s’engagent dans des plans de sortie du charbon et des énergies fossiles .

Un signal positif a également été lancé lors de la Conférence par de nombreuses villes, Etats et secteurs économiques américains qui, contrairement au Président Trump, ont tenu à réaffirmer leurs ambitions en matière de politiques climatiques.

Les réseaux de ville et les acteurs non-étatiques (associations, partenaires sociaux, organisations de jeunesse…) se sont également fortement prononcés lors de cette conférence, en allant souvent beaucoup plus loin dans leurs engagements que les États.

Il faut aujourd’hui espérer voir l’Europe récupérer un leadership perdu ces dernières années en matière de politique climat et s’accorder unanimement sur des engagements ambitieux pour la Conférence de 2018 en Pologne à Katovice. Dans le cas contraire, nous ne pourrons l’an prochain que faire l’amer constat qu’une année supplémentaire vient de s’écouler dans la mauvaise direction !