Le 25 juin a eu lieu une immense Chaîne humaine rassemblant 50 000 citoyens ayant pour but d’exiger l’arrêt immédiat des centrales nucléaires Tihange 2 et Doel 3. Pour marquer notre protestation à l’égard de la politique nucléaire belge : un geste fort, celui de relier Aix-La-Chapelle à Tihange, main dans la main.

Réagissons en chaîne contre le nucléaire.

Aujourd’hui les profits du secteur nucléaire sont largement privatisés alors que les coûts en cas d’accident nucléaire pèseraient largement sur la collectivité.

La logique doit être inversée. Pour Ecolo, le secteur nucléaire devrait être soumis à une responsabilité civile illimitée, comme c’est le cas pour les autres producteurs d’énergie, qu’ils utilisent le gaz ou le vent, et comme c’est le cas pour les producteurs d’énergie nucléaire en Allemagne.


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La catastrophe de Fukushima nous a rappelé qu’en matière de nucléaire, le risque zéro n’existe pas. Elle a relancé le débat sur l’assurance « risques » à charge des opérateurs nucléaires. Les dommages subis au Japon sont, à ce stade, estimés à plus de 100 milliards d’euros. Si un accident nucléaire se produisait sous nos latitudes, il est probable qu’il provoque des dégâts extrêmement coûteux également. En France, un accident nucléaire grave pourrait coûter jusqu’à 430 milliards d’euros, soit l’équivalent du PIB de la Belgique ! Or, en cas de dépassement du plafond de la couverture imposée aux opérateurs qui est actuellement de 1,2 milliards d’euros par site, il reviendrait essentiellement aux pouvoirs publics d‘assumer l’impact financier de l’accident.

Par ailleurs, il n’y a, à l’heure actuelle, aucune solution acceptable et finançable pour la gestion des déchets nucléaires, dont la dangerosité perdurera pendant des dizaines de milliers d’années après leur stockage. Qui plus est, la disponibilité naturelle de l’uranium est limitée et son extraction se fait en exposant gravement de nombreux travailleurs. Et si les centrales nucléaires sont moins émettrices de CO2 que les centrales au gaz ou au charbon, la filière nucléaire émet néanmoins des quantités non négligeables de CO2 (construction, approvisionnement, entretien, gestion des déchets et démantèlement).

Plusieurs réacteurs sont particulièrement plus dangereux parmi les 7 que comptent la Belgique. Il s’agit des plus anciens, les moins bien protégés des attaques extérieures : Doel 1 & 2, Tihange 1, et les réacteurs “fissurés” Doel 3 et Tihange 2.


Lire sur le nucléaire et la position d’Ecolo :