L’ONU a publié hier soir son rapport sur l’état des droits de l’enfant en Belgique. Même si certaines dimensions ont évolué positivement, comme une meilleure information des enfants eux-mêmes vis-à-vis de leurs droits et la mise en place d’indicateurs nationaux, d’autres signaux sont très préoccupants, notamment en termes d’inégalités.

Le rapport pointe également, pour la première fois, les impacts environnementaux et climatiques sur le bien-être des enfants. “La piètre qualité de l’air que nous respirons est soulignée par l’ONU. Les enfants sont particulièrement fragiles par rapport à la pollution qui nous entoure. Nous devons également travailler à améliorer la qualité de l’air à l’intérieur des classes”, commente Barbara Trachte, cheffe de groupe Ecolo au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. “Ce constat dressé par l’ONU est un nouveau rappel de l’importance de la transition, car tout y est lié. Relever le défi climatique bénéficiera à la société dans son ensemble, également en termes d’égalités pour les générations futures. Il est en effet également prouvé qu’un air de piètre qualité influence négativement les capacités de concentration et d’apprentissage. Ces générations futures, ce sont précisément ces enfants que nous devons, que nous pouvons protéger, en accélérant, enfin, la transition”, poursuit Barbara Trachte.

Par ailleurs, l’ONU demande à son tour de stopper l’enfermement des enfants, rejoignant ainsi une revendication que portent les écologistes de longue date. La Belgique est en effet en infraction totale avec la Convention internationale des droits de l’enfant en ayant à nouveau rendu possible l’enfermement en centres fermés des familles sans papiers ou dont la demande d’asile a été rejetée. Pour Ecolo, rien ne justifie d’enfermer un enfant et les écologistes réclament une nouvelle fois que la Belgique mette fin à cette politique scandaleuse et indigne.

“De façon générale, la Belgique a complètement raté son examen des droits de l’enfant, dont les intérêts supérieurs ne sont que trop peu prioritaires. C’est inacceptable pour un pays comme le nôtre. Le rapport pointe aussi le manque de coordination entre les divers niveaux de pouvoir. Comme le réchauffement climatique, les droits des enfants, ne s’arrêtent pourtant pas à une frontière institutionnelle ou linguistique! Nous devons faire mieux: relever les défis climatiques pour un meilleur environnement, notamment en modifiant notre façon de nous déplacer, tendre vers la gratuité scolaire, et améliorer l’accueil et l’encadrement dans la petite enfance pour réduire les inégalités le plus tôt possible, améliorer la qualité de l’alimentation dans les cantines scolaires… Nous avons les moyens, nous devons avoir la volonté. Il en va de notre responsabilité face à toutes les générations à venir!” conclut Barbara Trachte.