Proposition : Revaloriser la pension minimum et la lier au bien-être

En 2040, une personne sur quatre en Belgique aura 65 ans ou plus. Un des défis lié au vieillissement de la population est notamment de prévenir le basculement dans la pauvreté d’un nombre toujours grandissant de retraités. L’absence de liaison complète des allocations sociales au bien-être a en effet pour conséquence un décrochage social et économique grandissant des allocataires sociaux et particulièrement des bénéficiaires des pensions les plus modestes [1]. 17 % des pensionnés et pensionnées vivent avec un revenu inférieur au seuil de pauvreté.

Il est donc urgent de revaloriser les pensions les plus basses, notamment celles des femmes, des petits indépendants et des bénéficiaires les plus âgés. Ecolo propose donc d’harmoniser et de relever les pensions minimum des salariés, des carrières mixtes et des indépendants à 1 200 € par mois (pour un isolé) pour une carrière complète.

[1] Le risque de pauvreté (calculé selon la norme européenne à 60 % du revenu médian) est clairement plus élevé chez les personnes pensionnées que chez les personnes actives et il est plus élevé encore chez les pensionnées et pensionnés les plus âgés : si, en 2001, on estimait que 13 % de la population belge vivait sous le seuil de pauvreté, tel était le cas de 26 % chez les plus de 65 ans, et ce, même si c’est globalement chez les personnes âgées que le patrimoine est le plus élevé (mais ce patrimoine est réparti de manière peu équitable). Les personnes âgées éprouvent par ailleurs plus de difficultés à sortir de cette situation de pauvreté. Le pourcentage de pauvreté de longue durée s’élève à 18 % chez les personnes âgées contre 8 % pour la population totale.