Ce 17 novembre, pour la journée internationale des étudiants, la FEF lance, avec la Ligue des Familles, une campagne contre la précarité étudiante. Ecolo, qui fait de l’accessibilité aux études une priorité, soutient cette initiative. Le Verts rappellent à cet égard que la Belgique a ratifié, il y a près de 35 ans, le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (dit ‘pacte de New York’) qui stipule notamment que « l’enseignement supérieur doit être rendu accessible à tous en pleine égalité, en fonction des capacités de chacun, par tous les moyens appropriés et notamment par l’instauration progressive de la gratuité ».

Or, Ecolo est au regret de constater qu’on est loin du compte en Fédération Wallonie-Bruxelles, voire que les choses s’aggravent. En effet, plus de 27 000 étudiants sont aujourd’hui en grande difficulté financière. Depuis 17 ans, on compte sept fois plus d’étudiants qui dépendent du CPAS pour financer leurs études.

Les causes de cette aggravation sont multiples : sous-financement de l’enseignement supérieur, augmentation du minerval, réforme des bourses d’études, mais aussi précarisation de nombreuses familles, augmentation des loyers, du prix des transports, etc. La récente polémique autour des « sugar daddies », cette scandaleuse promotion commerciale de la prostitution de jeunes femmes sur un campus universitaire, rappelle l’urgence d’agir.

« Il faut peser sur tous ces leviers à la fois pour garantir à chaque jeune, quelle que soit son origine sociale ou sa réalité économique, d’accéder aux études supérieures, » estime Barbara Trachte, cheffe de groupe Ecolo au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. « Nous devons faire en sorte que les nombreux frais cachés que doivent assumer les étudiants sont limités au maximum. »

Dès lors, Ecolo plaide notamment pour un refinancement de l’enseignement supérieur, une revalorisation des allocations d’études, une limitation stricte du minerval, l’individualisation des droits sociaux, ou encore une sécurisation de la colocation.

« Il faut en outre inverser la tendance qui voit se multiplier les concours d’entrée aux études supérieures, » ajoute le député Ecolo Philippe Henry. « Ces épreuves pénalisent en premier lieu les jeunes issus de milieux moins favorisés et constituent un filtre social inacceptable. Le Pacte de New York a été conclu il y a 35 ans, et la Belgique s’est engagée. Il serait plus que temps que la Fédération Wallonie-Bruxelles le respecte, » concluent Barbara Trachte et Philippe Henry.