Le manque d’enseignants est un grave problème connu depuis plusieurs années. La Ministre de l’Enseignenement, Marie-Martine Schyns (cdH) dit ‘en être consciente’ mais tarde à prendre des mesures pour résoudre la pénurie d’enseignant. Par ailleurs, la demande, soutenue par Christos Doulkeridis, député Ecolo au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, de tenir un débat d’actualité sur cette question lors de la séance plénière de ce mercredi 2 mai, a été rejetée.

Or, pour Ecolo, ce débat est nécessaire pour cibler le problème et trouver des solutions. Christos Doulkeridis posait à cet égard la question d’un diagnostic de la pénurie par région mais n’a pas obtenu de réponse. Pour les écologistes, il est pourtant difficile de trouver des réponses adéquates sans avoir une image précise du problème. Les Verts saluent cependant la proposition de la Ministre de mettre en place un pool d’enseignants mobiles pour faire face à cette situation, qui leur semble intéressante.

Les écologistes ne veulent en effet plus se contenter des réponses vagues et à long terme, qui renvoient entre autres vers le Pacte d’Excellence. « L’enseignement est obligatoire en Belgique. Mais de nombreux élèves se retrouvent régulièrement sans prof, ce qui met en péril leur apprentissage voire leur année complète lorsqu’on approche des examens. Cela ne peut plus durer ! Nous ne pouvons pas laisser les enfants, les parents et les équipes pédagogiques sans réponses ou leur répondre que ça ira mieux dans 2, 3 ou 5 ans », commente Barbara Trachte, cheffe de groupe Ecolo au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Ecolo propose dès lors trois mesures immédiates pour répondre à la pénurie d’enseignants, dont la mise en œuvre ne doit pas attendre le Pacte.

1. Mobilité des enseignants : de nombreux enseignants n’ont pas un temps plein ; de nombreuses écoles manquent d’enseignants. Mais il existe en Belgique plusieurs réseaux, et ces derniers sont actuellement imperméables. Ecolo souhaite que les enseignants puissent travailler plus facilement dans des écoles d’un autre réseau ;

2. Rattrapage : les élèves concernés par le manque de professeurs doivent pouvoir bénéficier de séances de rattrapage avant les examens, afin qu’ils s’y présentent avec les mêmes chances ;

3. Accompagnement : l’accompagnement des jeunes enseignants doit être mis en œuvre tout de suite et ne doit pas attendre la fin du processus complet du Pacte d’excellence.

« On sait qu’on manque d’enseignants, la Ministre ne sait pas exactement de combien. Nous l’avons déjà interrogée plusieurs fois et nous avons à nouveau déposé une question en ce sens. Nous devons ensuite trouver des solutions immédiates. Vouloir améliorer notre enseignement en profondeur, via le Pacte par exemple, est évidemment une bonne chose. Mais il faut pouvoir assurer la base. Et cette base, c’est l’enseignant », concluent Barbara Trachte et Christos Doulkeridis.

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