Le Gouvernement vient de s’accorder sur les mécanismes de réintégration des travailleurs, prévoyant une responsabilisation minimale des employeurs qui ne feraient pas suffisamment d’efforts d’adaptation des conditions de travail pour les travailleurs malades et une beaucoup plus importante, proportionnellement, pour les travailleurs malades qui ne pourraient pas être réintégrés. Il confirme en cela le caractère principalement budgétaire et stigmatisant à l’égard des malades, de sa mesure.

« Pénaliser davantage les travailleurs malades que leurs employeurs, c’est tout à l’image du cynisme de ce Gouvernement fédéral. Il ferait mieux de se demander pourquoi il y a toujours davantage de travailleurs malades et ce qu’on peut faire pour prévenir cela, plutôt que de faire porter par les travailleurs eux-mêmes les conséquences de leur maladie », dénonce la députée ECOLO Muriel Gerkens.

Ecolo considère que la remise au travail des travailleurs malades qui sont en état d’assumer une autre fonction peut être constructive et relève positivement le fait que les PME soient exonérés de la responsabilité de réintégration. Mais pour le reste, les écologistes estiment la philosophie-même du texte de la majorité fédérale absolument déplorable à l’égard des travailleurs.

« Quelle nouvelle stigmatisation des travailleurs malades ! Agir de cette façon, c’est laisser croire qu’ils sont responsables de leur maladie et qu’ils profitent de la solidarité organisée via la sécurité sociale. Qu’on aide celles et ceux qui sont en état de reprendre le travail, dans d’autres fonctions, ça peut être positif. Mais qu’on arrête de harceler celles et ceux qui ne le sont pas. Etre malade est déjà une situation suffisamment pénible pour y ajouter une couche de contrôle et de contrainte », conclut la députée écologiste.

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