C’est une histoire qui ressemble à un conte de fée. Elle démontre à celui qui en douterait encore que l’économie verte est riche d’opportunités. Tout a commencé avec une association, appelée Grappaille, et qui visait à sensibiliser à la construction en paille et à aider les autocontructeurs.

Rapidement, l’envie forte de professionnaliser le métier a rassemblé une petite équipe qui a longuement mûri l’idée de passer à l’action. C’est comme ça qu’est née Paille-Tech, la première société coopérative de construction en Wallonie utilisant la paille comme isolant dans ses réalisations. « Notre point commun à toutes et tous, depuis le départ, c’est l’engagement environnemental et sociétal », nous précise Julien Lefrancq.

L’équipe de Paille-Tech a imaginé et développé une chaîne de production innovante et totalement spécifique, qui permet d’intégrer des ballots de paille dans une ossature bois. « Nous utilisons au maximum des matériaux naturels locaux et préfabriquons nos éléments en atelier. Cela permet une maîtrise de la qualité, une rapidité de mise en œuvre et une diminution des nuisances sur chantier », poursuit Julien.

Paille-Tech peut produire des bâtiments passifs ou très basse énergie en développant une économie circulaire locale. De plus, le choix de la paille et du bois permet de stocker du CO2 plutôt que d’en consommer. Paille-Tech parle de maisons dites positives. La maison positive n’est pas seulement sobre en énergie, elle favorise également le confort intérieur grâce à l’absence de substances volatiles (COV), par exemple. De plus, la pose d’un enduit d’argile de 5cm d’épaisseur à l’intérieur, posé directement sur la paille à l’atelier permet de garantir une bonne inertie thermique.

Paille-Tech occupe à ce jour une position de leader en Belgique. Très peu d’entreprises dans le monde proposent un produit équivalent. L’enjeu est de taille : grâce à leur haut pouvoir isolant et à la quantité de carbone stockée dans la paille et le bois, le développement à grande échelle de ces constructions permettrait d’amorcer le ralentissement des émissions de CO2.

Bâtiment: La Glanerie / Architecte : Marc jacobs

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