Selon le Global Footprint Network, ce mercredi 1er août 2018, l’humanité aura consommé l’ensemble des ressources que la planète peut renouveler en une année. Cette date marque donc l’Earth overshoot day le Jour du dépassement de la Terre en français.

Cela signifie qu’en huit mois, nous aurons émis plus de carbone que ce que les océans et les forêts ne pouvaient absorber en un an, nous aurons pêché plus de poissons, coupé plus d’arbres, fait plus de récoltes, consommé plus d’eau que ce que la Terre ne pouvait produire sur cette même période. A partir de jeudi, nous vivrons donc à crédit.

Calculé depuis 1986 par le Global Footprint Network, l’Earth overshoot day continue inexorablement d’avancer : en 2000, il tombait le 1er octobre, en 2008, le 23 septembre, en 2015, le 13 août.

Pour subvenir à nos besoins, nous avons aujourd’hui besoin de l’équivalent de 1,7 planète.

Le coût de cette surconsommation est déjà visible : pénuries en eau, désertification, érosion des sols, baisse de la productivité agricole et des stocks de poissons, déforestation, chute de la biodiversité. Vivre à crédit ne peut être que provisoire parce que la nature n’est pas un gisement dans lequel nous pouvons puiser indéfiniment.

Pourtant, cette tendance est réversible si nous nous y mettons toutes et tous. Les solutions existent :

  • En réduisant de 50 % le gaspillage alimentaire, la date du dépassement peut être repoussée de 11 jours.
  • Une alimentation plus saine et moins carnée permet de ‘gagner’ 27 jours.
  • L’arrêt de la déforestation pour la conversion en terres agricoles présente un potentiel important avec 17,2 jours.
  • La division par deux des émissions de CO2 permet de reculer la date fatidique de pas moins de 89 jours.

Certains pays ont déjà bien amorcé leur transition, en particulier au niveau énergétique. Le Costa Rica produit presque la totalité de son électricité grâce à des énergies renouvelables. Le Portugal, l’Allemagne et la Grande-Bretagne ont enregistré cette année une capacité record de leur production en énergies renouvelables : ils ont ainsi pu assurer 100% de leurs besoins en électricité pendant quelques minutes, voire pendant quelques jours pour le Portugal.

En tant qu’écologistes nous refusons le fatalisme. Un monde plus juste et plus vert est possible. De plus en plus de citoyens engagés y croient et font en sorte qu’aujourd’hui soit meilleur qu’hier. Les écologistes relient et relayent ces citoyens du changement. Ensemble nous créons l’avenir. Ensemble le nous sommes l’avenir.

Soyons de plus en pus nombreux à en être. Rejoignez-nous.

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