Interrogé à la Chambre par la députée Ecolo Muriel Gerkens, le Premier Ministre Charles Michel a affirmé son soutien à la proposition des écologistes d’organiser des assises des droits des femmes. « Il s’agit d’une prise de position encourageante et importante pour pouvoir avancer vers plus d’égalité entre les femmes et les hommes », commente Muriel Gerkens. « Il existe en effet de nombreuses lois et institutions censées protéger les droits des femmes, supprimer les inégalités et les discriminations mais nous devons bien constater qu’elles ne fonctionnent pas correctement et suffisamment. Par exemple, l’égalité salariale entre les femmes et les hommes, nous n’y sommes pas », ajoute Muriel Gerkens.

Face à la fragilité des équilibres et à cette absence d’adéquation entre les lois existantes et la réalité, Ecolo et Groen ont donc proposé d’organiser des assises des droits de femmes. L’objectif : comprendre pourquoi ces lois ne fonctionnent pas et trouver comment faire pour qu’elles deviennent efficaces. « Le défi à relever est collectif et chacun a un rôle à jouer. Nous voulons impliquer la société civile, en particulier les mouvements qui œuvrent à la défense des droits des femmes, et les mondes académique, économique, social, culturel… Quant au monde politique, il doit créer le cadre nécessaire à cette réflexion constructive et concrétiser les recommandations qui en ressortiront, » poursuit Muriel Gerkens.

Ecolo-Groen souligne ainsi la persistance des inégalités entre les femmes et les hommes, notamment en termes de lutte contre le sexisme et le harcèlement, les inégalités salariales, le ‘plafond de verre’,… Les écologistes pointent également la carence au niveau des obligations de ‘gendermainstreaming’, qui supposent que chaque mesure politique soit également évaluée en termes d’impact identique sur les femmes et les hommes.

« Il reste encore énormément de travail à faire pour une société plus égalitaire et plus juste. Une étude récente de la Ligue des Familles a encore pointé les difficultés de combiner vie de famille et vie professionnelle, ou de partager l’éducation des enfants entre les parents. Ces assises peuvent, là aussi, dégager des pistes concrètes. On ne pourra trouver les bonnes réponses qu’en se posant les bonnes questions. Une évaluation de ce qui existe et de ce qui fonctionne, ou pas, est nécessaire. C’est pourquoi nous voulons mettre en place ces assistes, sous la coordination de l’Institut pour l’égalité entre les femmes et les hommes, pour réunir les plus grand nombre d’acteurs possibles. Ce projet n’aboutira que si nous nous y attelons toutes et tous. Le soutien affiché aujourd’hui par le Premier Ministre est un premier pas dans la bonne direction. Nous pouvons dès à présent commencer à concrétiser les choses, au-delà des objectifs affichés et des discours », conclut Muriel Gerkens.

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