Le Fipronil, cet insecticide interdit qui avait causé une « crise des œufs » en Belgique l’été dernier, fait aujourd’hui son retour en Allemagne, où plus de 70.000 œufs en provenance des Pays-Bas ont été rappelés des rayons. La substance chimique interdite a été détectée à des doses (0,019 mg/kg) supérieures aux seuils autorisés (O,OO5 mg/kg).

Il ressort des informations connues actuellement que ces œufs proviendraient d’une ferme hollandaise bio et que la contamination serait due à la présence de Fipronil dans le sol, à cause de pulvérisation avant que la ferme appartienne au circuit biologique. Cette contamination aurait été découverte il y a déjà 2 semaines aux Pays-Bas.

« C’est évidemment préoccupant d’apprendre que des traces de Fipronil se retrouvent encore dans des œufs. Les Pays-Bas auraient été alertés il y a deux semaines. Et pourtant des œufs hollandais sont retirés aujourd’hui des rayons allemands. Comment s’est passée la transmission des informations, c’est une première question qui se pose », commente la députée fédérale Ecolo Muriel Gerkens. « Chez nous, l’AFSCA a réagi sur son site en signalant qu’elle avait informé et appelé à la vigilance tous les acteurs du secteur des oeufs et de la volaille, annonçant une surveillance renforcée, en particulier vis-à-vis des oeufs venant de Hollande. On ignore cependant si elle dispose d’informations complémentaires quant au producteur hollandais et aux éventuelles exportations vers la Belgique. Or, cette démarche est indispensable pour garantir une traçabilité maximale et la protection des consommateurs belges », poursuit Muriel Gerkens.

Pour Ecolo, il est fondamental que l’AFSCA travaille proactivement sur ce dossier, et ne se contente pas d’appeler à la vigilance et au système d’auto-contrôle censé apporter les garanties suffisantes concernant les produits vendus et achetés en Belgique.

« Personne ne veut revivre une crise du Fripronil. Il est important que le Ministre Ducarme s’assure du suivi de ce dossier. Les taux de présence détectés en Allemagne dépassent les plafonds autorisés et on ne peut plus entendre des arguments de non risque pour la santé, vu la persistance dans le temps de ces substances qui s’accumulent dans l’organisme. Les consommateurs belges doivent être rassurés au plus vite quant à la provenance des œufs dans nos magasins », conclut Muriel Gerkens.

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