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Obsolescence programmée : Ecolo-Groen regrette le recul du MR

21 février 2018
Obsolescence programmée : Ecolo-Groen regrette le recul du MR

L’obsolescence organisée est un véritable fléau. Pour rappel, afin de lutter efficacement contre le phénomène, le groupe Ecolo-Groen à la Chambre avait déposé une proposition de loi qui avait été examinée par la commission Santé-Environnement, puis par la commission Economie. Et la commission Santé-Environnement de la Chambre avait adopté à l’unanimité, le mardi 18 octobre dernier, un avis favorable à ces objectifs. Le Gouvernement fédéral, par la voix de son Premier Ministre Charles Michel (MR), s’était déclaré favorable à la lutte contre l’obsolescence organisée.

(CC) Flickr

« Or, les libéraux font aujourd’hui marche arrière et s’opposent à un quelconque projet de loi visant à interdire l’obsolescence organisée. Le MR fait, une fois de plus, le choix déplorable de la protection des bénéfices des multinationales au détriment du portefeuille des consommateurs et de la santé de la planète », déplore Jean-Marc Nollet, chef de groupe Ecolo-Groen à la Chambre. « Il est pourtant fondamental de passer d’une logique de remplacement automatique de l’appareil vers une logique de réparation et d’allongement de sa durée de vie. C’est bon pour les consommateurs, leur santé et leur budget, et c’est bon pour l’environnement car il y aura moins de déchets ‘technologiques’ dont on ne sait que faire ».

Le cadre juridique actuel est insuffisant. Ecolo-Groen rappelle à cet égard que le Gouvernement fédéral le pointe également dans ses propres études. Or, sans législation qui définit, interdit et sanctionne l’obsolescence organisée, ces produits continueront d’être vendus en Belgique.

« Ce recul du Gouvernement et du MR en particulier est incompréhensible. Nous devons accompagner la transition vers plus de durabilité des produits, et faire en sorte que leur durée de vie et les possibilités de réparation soient envisagées dès la phase de conception. Nos rencontres de terrain montrent que la demande existe chez les consommateurs et que cette prise de conscience est déjà bien vivante chez certains industriels. Il est irresponsable de la part de ce Gouvernement d’ignorer ces réalités et les enjeux, environnementaux et économiques, qui en découlent, » conclut Jean-Marc Nollet.