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Vers l’indépendance énergétique en 2050

Mettre en œuvre la transition énergétique

L’objectif des écologistes est une société autonome en énergie qui utilise exclusivement des énergies renouvelables. Respectant l’environnement et le climat, elle comptera de très nombreux emplois durables. Les habitants, les pouvoirs publics, les agriculteurs et les PME, branchés sur des réseaux intelligents, géreront les installations de production renouvelables décentralisées, en réalisant une bonne combinaison de photovoltaïque, d’éolien, de géothermie, de biomasse, d’hydroélectricité et de stockage. Ils mettront aussi en œuvre des mesures d’isolation des bâtiments, de gestion de la demande et de lutte contre le gaspillage d’énergie.

Gagner le combat climatique

Le réchauffement climatique n’est pas inéluctable. Il est possible, au niveau mondial, de réduire les émissions de CO2 afin de maintenir le réchauffement en dessous de 1,5 degré. Pour y parvenir, nous devons poursuivre l’objectif d’une société « zéro carbone », ce qui implique dès aujourd’hui de désinvestir massivement des énergies fossiles, principal émetteur de CO2, et de tout miser sur la transition énergétique.

Sortir du nucléaire

La catastrophe de Fukushima nous a rappelé qu’en matière de nucléaire, le risque zéro n’existe pas. Il reste indispensable de fermer dès que possible les réacteurs nucléaires encore en activité et de faire assurer le financement intégral de leur démantèlement et de la gestion des déchets par les producteurs. Les Etats qui s’obstinent aujourd’hui dans le nucléaire seront les dépendants énergétiques de demain.

Un cadre de vie résolument plus vert

Préserver et augmenter la biodiversité

La régression des ressources biologiques et leur exploitation intensive constituent, avec les changements climatiques, une des plus graves menaces actuelles pour l’humanité. La diminution du nombre d’oiseaux et de papillons dans nos jardins ainsi que des abeilles dans les ruchers en sont des illustrations concrètes. De la lutte contre les pesticides à la création de maillages verts en passant par la protection des espèces locales et l’enjeu de l’étalement urbain, la biodiversité est une question qui traverse nombre de domaines et compétences ministérielles. Sur le plan international, Ecolo fait des propositions en vue de protéger les forêts du monde (commerce illégale de bois, certification forestière), les espèces sauvages, les océans, la faune et la flore marines.

Réconcilier le champ et l’assiette

Notre système agroalimentaire est globalement lié à près de la moitié des émissions de CO2. Il contribue à une régression alarmante de la biodiversité et ne permet pas aujourd’hui de nourrir correctement la population mondiale. En outre, près de 70 % des dépenses de la Sécurité Sociale belge sont inhérentes à des maladies directement liées aux comportements alimentaires. Il s’agit donc de réconcilier saveur, santé, environnement et création d’emplois par la relocalisation partielle de notre système alimentaire, en particulier en favorisant des circuits courts et une économie circulaire valorisant mieux les ressources. Dans un contexte de mondialisation des échanges, seuls la qualité des produits et le développement de filières permettront à nos producteurs de survivre face à la concurrence de pays aux normes sociales, environnementales et sanitaires inexistantes.

Moderniser la mobilité et améliorer la qualité de l’air

La façon de se déplacer aujourd’hui nous conduit dans une voie sans issue. Entre immobilisme, pollution de l’air, émissions de gaz à effet de serre et nuisances sonores, le bilan n’est guère réjouissant !
Heureusement, les temps changent ! Le tout à la voiture séduit de moins en moins, tandis que chaque jour apparaissent de nouvelles formes de déplacement. Place aujourd’hui à la multi modalité, c’est-à-dire la possibilité pour tout un chacun de choisir entre plusieurs modes de déplacement celui qui sera le plus efficace et le plus adapté au besoin du moment, en misant sur les transports en commun et les véhicules partagés.
C’est dans ce contexte que nous proposons le Pass « MultiMobil ». Distribué sous forme d’une allocation mobilité, composé d’une quantité de déplacements (transports en commun, véhicules et vélos partagés, covoiturage, carburant, entretien, etc), il vise à profiter pleinement du bouquet de mobilité qui se développe chaque jour un peu plus et doit permettre d’inverser l’ordre des priorités entre la voiture et les autres modes de transport.

Le citoyen au centre d’une démocratie reconstruite

Assainir les pratiques politiques

Diagnostiquée dans les années 90, la crise de confiance des citoyens dans leurs élus s’est considérablement accentuée ces derniers temps avec la succession d’une série de scandales (Publifin, ISPPC, Samusocial, Kazakhgate, …) impliquant des représentants des trois partis traditionnels. Ecolo défend des réformes visant des changements fondamentaux en matière d’éthique des mandataires publics, de gouvernance plus efficace et de transparence. Il s’agit notamment du décumul des mandats, de la réduction des rémunérations et bien d’autres. Objectifs : empêcher l’enrichissement personnel, éviter les conflits d’intérêt et la concentration du pouvoir.

Renforcer la démocratie

Dans nos systèmes démocratiques dits « représentatifs », l’action citoyenne se limite trop souvent à voter une fois tous les quatre ou cinq ans. Entre ces moments, où les politiques rendent des comptes et exposent leur vision de société, le citoyen est placé dans une position passive par rapport à la démocratie. Il faut pouvoir mieux redistribuer les responsabilités politiques vers l’ensemble de la population, à travers des mécanismes de participation tels que l’initiative citoyenne, le tirage au sort ou encore leur participation dans certaines commissions parlementaires.

Assurer une véritable égalité femmes-hommes

Ecolo veut continuer à déconstruire les stéréotypes qui alimentent une vision conservatrice du rôle des femmes et des hommes dans la société.
Le « gendermainstreaming », c’est-à-dire l’intégration transversale de la dimension du genre et l’objectif d’égalité dans toutes les politiques menées, nous guide dans cette mission. L’égalité de genre est une question de justice sociale et concerne tout autant les femmes que les hommes, ces derniers étant également prisonniers des rôles que la société leur attribue.
Atteindre l’égalité c’est donc aussi parfois leur donner plus de droit, comme l’allongement du congé de paternité, par exemple.

Une économie au service des gens

ECOLO, parti des indépendants et des PME

PME et indépendants ancrent durablement l’emploi et les activités au niveau local. Il faut aider les indépendants qui se lancent en remplaçant l’impôt sur les personnes physiques et les cotisations sociales par un prélèvement forfaitaire unique. Objectifs : des charges fiscales prévisibles et une plus grande simplification administrative.

L’impôt des sociétés (Isoc) repose actuellement sur une multitude d’exonérations fiscales qui ont pour effet de rendre le système particulièrement complexe et de favoriser les entreprises qui ont la possibilité de faire de l’ingénierie fiscale au détriment des PME. Ecolo propose de réaffecter ces moyens à l’innovation ou aux investissements sous forme de baisse du taux de l’impôt des sociétés, avec priorité pour les PME, et de soutien aux investissements réellement productifs.

Nous souhaitons également encourager les capacités d’investissement des PME dans des projets d’économie circulaire, de développement durable ou d’amélioration de la qualité de l’environnement.

Une fiscalité plus verte et plus juste

Les partis traditionnels ont toujours agi sans vision lorsqu’il s’agissait d’évoquer la question de la fiscalité, préférant la stratégie des petites touches à celle des réformes qui rendraient à notre système fiscal tout son sens et toute son efficacité. Le résultat d’autant d’années de bricolage ? Les 10 % des Belges les plus fortunés disposent quasiment d’autant de richesses que les 90 % restants, tandis que la Belgique est un des pays où le travail est le plus mis à contribution au monde.

Nous mettons plusieurs mesures ambitieuses sur la table, avec pour objectifs de mieux lutter contre la fraude et l’évasion fiscales et de réformer notre fiscalité dans un sens plus juste, plus efficace et plus vert, en globalisant taxation sur le capital et sur le travail : baisse de la fiscalité sur le travail et impôt progressif et annuel sur le capital net.

Nous voulons adapter la fiscalité aux frontières de l’UE pour que la concurrence mondiale respecte des normes ambitieuses en matière d’environnement. Nous visons également à supprimer les incitants aux comportements polluants ou nocifs pour la santé, comme les avantages fiscaux accordés aux voitures de société.

Faire de la transition le moteur du développement économique

La transition écologique de l’économie représente un gisement énorme d’emplois et de prospérité. En utilisant moins de ressources, en revalorisant les déchets et en relocalisant une partie de notre économie, nous pouvons basculer dans un nouveau modèle économique dit d’« économie circulaire ». Son potentiel est totalement sous-utilisé pour l’instant.

La transition de notre économie passe aussi par le soutien aux circuits courts afin de rapprocher le producteur du consommateur, tous secteurs confondus, ce qui permet de fixer de l’emploi local, d’assurer un revenu équitable au producteur et un prix juste au consommateur.

Au total, la transition de l’économie permettra de créer 150.000 nouveaux emplois verts, tous secteurs confondus.

Renforcer le soutien à l’économie sociale

L’économie sociale remplit des missions utiles à l’ensemble de la société. Pour les Verts, elle a un rôle de premier plan à jouer dans la transition écologique de l’économie. Ecolo propose d’adopter une réglementation en matière de fiscalité et d’aides publiques qui leur soit plus favorable. Il faut aussi faciliter l’accès des entreprises de l’économie sociale aux marchés publics.

Plus de justice, c’est plus de démocratie

Garantir une justice accessible à tous

La possibilité pour tout citoyen de défendre et faire valoir ses droits est essentielle : elle constitue un pilier de notre démocratie et une condition sine qua non d’une société juste. Or, les réformes successives privent une partie de plus en plus importante de la population de son droit d’accès effectif au juge.

Nous voulons rendre à la Justice son rôle de troisième pouvoir fédéral, régulateur de la vie sociale, garant des libertés et des droits de chacune et de chacun. Cela passe d’abord et avant tout par une amélioration et un refinancement des systèmes d’aide aux justiciables mais aussi par un élargissement du droit d’agir en justice pour les associations.

Nous proposons une mutualisation des frais de défense en justice qui, comme l’assurance maladie invalidité, serait universelle et se fonderait sur la solidarité. Complémentairement à cette formule solidaire, une politique active de promotion des modes alternatifs de règlement des conflits doit être poursuivie et développée.

Moderniser la politique pénale

Dans notre système judiciaire, la peine doit avoir un sens pour toutes les parties concernées (victime, auteur et société). L’évolution de nos sociétés, dans un contexte d’inflation pénale et de surpopulation pénitentiaire, nous invite d’autant plus à reposer la question du sens de la peine et à évaluer sa diversification.

Dans l’intérêt de la société, nous proposons donc de réformer l’organisation de la vie en prison et de veiller à un statut correct des personnes détenues, première étape de leur réinsertion dans la société.

Il faut en outre continuer à diversifier les sanctions pénales et à développer une justice plus réparatrice au moyen, par exemple, de l’injonction professionnelle (obligation de moyens et non de résultats), l’obligation de rendre service à la communauté, l’obligation de prendre part à des projets de réinsertion sociale, la participation à des missions sociales en Belgique …

Rendre la société plus sûre

Vivre dans un climat de sécurité est un droit absolu et les services publics doivent être et rester les garants de ce droit. Les problèmes de sécurité (ou d’insécurité) doivent recevoir une réponse globale et non pas exclusivement sécuritaire, comme c’est bien trop souvent le cas.

Acteur majeur de cette sécurité, la police locale est surchargée et trop souvent détournée de son travail de terrain par des tâches administratives ou qui relèvent normalement de la police fédérale. Nous souhaitons un modèle de police « de proximité », c’est-à-dire une police orientée vers la communauté, partant des besoins de la population et dont les priorités sont définies démocratiquement.

On constate une évolution des législations, en Belgique comme ailleurs en Europe, de plus en plus restrictives pour les libertés fondamentales des citoyens. Ces évolutions, particulièrement inquiétantes, s’accompagnent d’une remarquable évolution technique des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Dans ce contexte, la protection des données personnelles est essentielle – que ce soit dans les contacts avec les services de police et judiciaires , dans le cadre de l’usage de caméras de surveillance ou dans le domaine de la sécurité privée

Qualité de l’enseignement et accès à la culture : les ingrédients d’une enfance épanouie

Garantir le bien être de tous les enfants

Veiller au bien-être des enfants, de tous les enfants, sans discrimination, est notre priorité. Cela passe, entre autre, par le respect de leurs parents et de celles et ceux qui s’occupent d’eux en milieu d’accueil. Répondre aux besoins des parents en places d’accueil pour les 0-3 ans, en espace accueil temps libre et en les soutenant dans leur parentalité leur permet d’exercer leurs activités tout en offrant aux enfants des espaces de socialisation et d’apprentissage conviviaux et de qualité.

Ecolo se bat également pour offrir un statut plus valorisant à celles et ceux qui ont fait le choix de s’occuper de nos plus petits.

Renforcer l’école maternelle

Afin de donner aux enfants les mêmes chances de réussite, Ecolo souhaite un renforcement de la qualité d’accueil et d’encadrement dans les classes maternelles. Toutes les politiques visant à réduire les inégalités doivent par ailleurs être évaluées et au besoin renforcées. Il ne faut pas non plus oublier les équipes enseignantes et les directeurs, maillons essentiels de la réussite de l’école : formation initiale renforcée, valorisation de la profession, allégement des contraintes sont nos mots d’ordre. Finalement, nous soutenons toutes les initiatives qui, sur le terrain, œuvrent pour une école plus respectueuse des enfants, plus durable et plus verte.

Améliorer l’accès à l’enseignement supérieur

La hausse du niveau de formation du plus grand nombre est indispensable au développement social, économique et culturel d’une société démocratique.
L’accès à l’enseignement supérieur doit donc être assuré grâce à un système d’allocations d’étude amélioré, un soutien à la réussite bien pensé, une offre réfléchie par bassin et la limitation de barrières injustifiées à l’inscription.
Pour Ecolo, les supports de cours ainsi que les logements sont bien entendus également concernés et leur accès facilité. Pour que cela soit mis en œuvre de façon efficace, c’est aussi une refinancement du système qu’il faut prévoir.

Soutenir la culture

La culture doit être considérée comme un vecteur de rencontre, d’ouverture, d’interculturalisme et d’émancipation. Pour parfaire ce rôle, la culture ne peut être qu’accessible et proche des citoyens. C’est pourquoi Ecolo soutient particulièrement tous les outils qui démocratisent l’accès à la culture. Cela se fait dans le respect des producteurs et diffuseurs de culture qui méritent un traitement à la hauteur de ce qu’ils font pour notre société : revalorisation des statuts, soutien à la production et à la diffusion, valorisation de notre patrimoine et de nos archives. Nous voulons aussi une meilleure affectation des moyens pour un domaine qui souffre particulièrement des politiques d’austérité.

Aider à la transition numérique des médias

Le pluralisme et l’accessibilité des médias est un enjeu démocratique clé, surtout à l’heure des fake news et d’un obscurantisme grandissant.
L’arrivée du numérique créée à cet égard une révolution que nous voyons comme une réelle opportunité à saisir, à condition d’assurer la diversité et la proximité de l’offre, de développer un véritable plan de transition numérique et de proposer à la population une éducation aux médias pertinente.
Ecolo tient aussi à soutenir la presse écrite et l’emploi dans ce secteur, à renforcer les missions de service public de la RTBF et à mieux encadrer la publicité commerciale.

Plus d’égalité et de justice, pour un monde qui tourne rond

Créer les solidarités du XXIème siècle

Chacun.e a le droit à un revenu décent. Pour ce faire, nous proposons notamment de revaloriser les minimas sociaux , de préserver le mécanisme d’indexation des salaires et des allocations sociales qui permet de lier ces revenus à l’évolution du coût de la vie et, d’instituer une véritable liaison au bien-être des allocations sociales. Ecolo propose également d’approfondir l’individualisation des droits sociaux. Il s’agit par là de tenir compte de l’évolution des familles, de supprimer les actuelles discriminations liées à l’état civil ou à la cohabitation et de permettre à chaque personne adulte de bénéficier de droits propres, indépendamment de ses liens privés avec une autre personne adulte. Nous souhaitons également combattre les pièges à l’emploi, automatiser l’accès aux allocations sociales pour éviter les non-recours et enfin assurer la non-discrimination et la transparence des dispositifs de protection sociale.

Réconcilier santé et environnement

Les écologistes sont particulièrement vigilants à ce que chacun.e ait droit à des soins de santé accessibles et de la plus grande qualité, quel que soit son âge ou sa situation financière. A côté de l’accès aux soins de santé et du financement du système, les écologistes sont particulièrement vigilants aux autres facteurs qui influencent la santé : la qualité du logement, les activités physiques, l’environnement immédiat, l’alimentation,…

Lutter contre la précarité

La transition écologique de la société portée par Ecolo passe nécessairement par une société où la répartition des richesses est plus équilibrée, tant en Belgique, qu’en Europe et entre le Nord et le Sud. Concrètement, outre l’accès à des droits fondamentaux tels que le logement, la santé, l’éducation, cela se traduit par la garantie de conditions d’existence dignes, lesquelles passent entre autres par la revalorisation des salaires, des pensions et des allocations les plus basses en Belgique. La lutte contre la pauvreté doit se mener à de nombreux niveaux  (alphabétisation, logement, précarité énergétique, soins de santé, alimentation saine,…). Il s’agit dès lors pour Ecolo d’aborder la question de la politique sociale et de la solidarité dans l’ensemble des politiques menées, à tous les niveaux de pouvoir, et de prioriser l’action sociale pour répondre au mieux aux besoins des citoyens.

Améliorer la qualité et l’accessibilité du logement

Se loger représente une partie très importante du budget des ménages. Nous proposons donc d’investir massivement dans la production et la rénovation de logements publics, dont des logements sociaux, pour répondre aux besoins et peser sur le marché. Dans les grandes villes en particulier, la location par des privés occupe une part très importante du marché. Il faut dès lors l’assortir d’un cadre régulateur adapté et soutenir l’accès à la propriété. Enfin, se loger est un enjeu environnemental aux répercussions financières évidentes. De nombreux efforts ont été réalisés ces 15 dernières années pour améliorer la qualité énergétique du bâti. Nous proposons d’aller plus loin encore et de mettre en place un mécanisme de financement permettant la rénovation énergétique de l’ensemble du bâti en Wallonie et à Bruxelles.

Vers une politique internationale éthique et responsable

Développer une gouvernance mondiale juste, durable et démocratique


Le monde est aujourd’hui bousculé par des crises à intensités variables. Le terrorisme, les inégalités, les injustices sociales, politiques et environnementales sont à prendre en compte. Or, les institutions internationales sont de plus en plus paralysées par un héritage historique ne correspondant plus à la réalité mondiale et par des intérêts économiques problématiques.
Au-delà de la difficulté à gérer les rapports de pouvoir dans un monde devenu multipolaire, l’essor de ces nouveaux acteurs constitue donc une opportunité sur le plan des rééquilibrages internationaux et d’une plus grande égalité entre les acteurs en présence. Dans ce concert international, la Belgique peut et doit jouer un rôle central dans ce processus de rééquilibrage.


Il s’agit dans cette perspective d’engager la Belgique et ses composantes diplomatiques et internationales dans la défense des droits humains civils, politiques, économiques, sociaux, culturels et environnementaux, autour d’échanges économiques équitables, avec une aide accrue au développement et une politique étrangère et de défense fondée sur le droit international et le droit des populations.

Prévenir les conflits et promouvoir la paix

Pour les écologistes, les politiques de paix, de sécurité et de défense belges et européennes ne peuvent être dissociées des autres instruments de l’action extérieure que sont la coopération au développement ou les politiques commerciales. Des menaces comme la faim, les épidémies, les tensions ethniques, les changements climatiques, les inégalités économiques, les violations des droits des femmes et des enfants … provoquent encore trop de victimes et constituent autant de facteurs d’instabilité totalement sous-estimés.

Qu’est-ce que l’écologie politique ?

Développer une gouvernance mondiale juste, durable et démocratique

L’écologie politique poursuit les mouvements d’émancipation qui ont marqué le 20ème siècle en inscrivant l’environnement et les générations futures au cœur du projet démocratique …

Respecter la nature, être solidaires de tous

L’écologie politique recherche un meilleur équilibre entre l’homme et la nature. Nous n’avons évidemment qu’une seule planète. Ses ressources sont limitées et ses écosystèmes fragiles. Quand les pollutions augmentent, quand le climat se dérègle, ce sont les êtres humains qui souffrent, en commençant par les moins favorisés. En parvenant à un développement qui respecte l’environnement, nous améliorons notre qualité de vie aujourd’hui et nous garantissons un avenir à nos enfants et à nos petits enfants.

Réconcilier la science et le progrès

L’écologie politique défend un usage responsable des sciences et des technologies, respectant les limites et les équilibres. La science peut nous aider à trouver de nouvelles manières de produire qui protègent la nature et les hommes. Elle doit nous permettre de combattre de plus en plus efficacement les maladies et les destructions du milieu.

Une autre méthode de pensée et d’action

L’écologie politique propose de penser et d’agir en tenant constamment compte du triangle que forment l’individu, l’environnement et la société. Les écologistes savent qu’entre la manière dont fonctionnent les sociétés et leurs environnements, il y a toujours des liens et qu’il faut en tenir compte si on veut respecter les êtres humains. La participation des citoyens aux choix collectifs permet de mieux le comprendre. L’éthique est absolument indispensable pour réconcilier les citoyens et la politique, les associer étroitement aux projets qui sauveront notre environnement et assureront un réel progrès collectif.

L’écologie politique, la force du 21ième siècle

Au 19ème siècle, le libéralisme a permis l’émergence de la démocratie. Au 20ème, le socialisme l’a aidée à intégrer la dimension sociale. Depuis la fin du second millénaire, l’écologie politique poursuit ces mouvements d’émancipation en inscrivant l’environnement et les générations futures au cœur du projet démocratique. En ce sens, les partis écologistes incarnent bien la nouvelle force du 21ème siècle.

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