Pour lutter contre la pauvreté il faut permettre à chacune et à chacun une vie digne. Dans ce sens, la priorité des écologistes est l’individualisation des droits et l’augmentation des minimas sociaux.

En Belgique, pas moins de 15,5 % de la population connaît un risque de pauvreté . Aujourd’hui, ce sont les jeunes, les femmes et les chômeurs qui connaissent la probabilité la plus élevée de subir cette précarité. « Lutter contre la pauvreté doit être la priorité de toutes les formations politiques. Or le gouvernement fédéral a décidé sciemment de détourner le regard ou pire de précipiter encore plus de nos concitoyens vers la précarité avec des économies sauvages en matière de sécurité sociale », constatent Zakia Khattabi et Patrick Dupriez. Face à ces constats, il est plus que temps d’agir. Ecolo propose trois mesures concrètes pour ce faire.

Pour lutter contre la pauvreté il faut permettre à chacune et à chacun une vie digne. Dans ce sens, la priorité des écologistes est l’individualisation des droits et l’augmentation des minimas sociaux. En effet, il est aujourd’hui essentiel de tenir compte de l’évolution des familles et supprimer les actuelles discriminations liées à l’état civil ou à la cohabitation. Il faut permettre à chaque personne adulte de bénéficier de droits propres, indépendamment de ses liens privés avec une autre personne adulte. L’individualisation des droits, c’est une revendication historique d’Ecolo plus que jamais d’actualité et qui doit impérativement être remise à l’ordre du jour.

Par ailleurs, il est urgent de relever tous les minimas sociaux, de façon à ce qu’ils permettent à leur bénéficiaire de vivre dignement et de disposer des ressources nécessaires pour construire son autonomie. Si comme il l’annonce, le Gouvernement fédéral désire réellement limiter la pauvreté, il doit agir en ce sens, plutôt que faire subir aux allocataires le saut d’index et des coupes budgétaires pour plus de 3 milliards d’euros (complément d’allocation de chômage pour les travailleurs à temps partiel, limitation des allocations d’insertion, exclusion du chômage ou des allocations de maladie,…).

Enfin, il apparaît aujourd’hui que trop de citoyens (jusqu’à 60 % des bénéficiaires potentiels du Revenu d’Insertion sociale, selon les derniers chiffres disponibles) ne peuvent activer leurs droits, à cause de la complexité de nos lois ou leur inadaptation à leur situation. L’automatisation de l’accès aux droits sociaux doit donc être une priorité. Pour Ecolo, il faut examiner d’office et a priori la situation de la personne sans qu’elle n’ait besoin de faire la demande administrative. A cet égard, le groupe ECOLO-Groen a déposé ce vendredi une proposition de résolution dont il demandera le traitement urgent, en espérant le soutien des autres partis à cette initiative. Pour passer de la parole aux actes !