On le sait, dans le top des dépenses liées au logement, il y a la facture énergétique. Et si appliquer les principes du bioclimatisme constituait une piste de solution pour la faire diminuer ? Et si ces principes augmentaient aussi notre bien-être à l’intérieur de nos logements ? Si vous vous dites que ‘ces trucs-là, c’est pour les radicaux’, ou que ‘ça ne vaut que pour les nouvelles constructions’, ceci pourrait vous intéresser !

Le bioclimatisme, c’est un concept compliqué pour écolos radicaux…NON !

Le bioclimatisme, c’est tenir compte de l’environnement dans lequel s’insère son logement pour en tirer avantage. Notamment protéger du froid et rafraîchir quand il fait chaud. Imaginez un jour d’été où il fait plein soleil. Ne pas ouvrir ses rideaux ou ses volets pour maintenir une relative fraîcheur dans la pièce, et n’aérer que le soir lorsque la température sera retombée, c’est tenir compte des conditions climatiques. C’est appliquer l’un des principes du bioclimatisme. Aussi simple que ça ? Oui.

Le bioclimatisme, c’est uniquement pour les nouvelles constructions… NON !

Même s’il est évidemment plus facile de partir de zéro avec une nouvelle construction, on peut appliquer les principes du bioclimatisme à des habitations existantes. Il s’agit alors par exemple de réfléchir à la distribution des pièces, en privilégiant une orientation Sud pour les pièces de vie ; et une orientation Nord pour les chambres à coucher.

Le bioclimatisme, c’est avant tout une réflexion globale. Ce n’est pas forcément isoler à fond, c’est isoler intelligemment. C’est considérer l’environnement dans lequel est situé le logement. Par exemple, pour profiter au maximum de la lumière naturelle ou adapter la façon dont on ventile l’habitation selon qu’on soit en ville ou à la campagne. L’objectif, c’est de travailler avec la nature environnante (au sens large), s’appuyer sur elle, pour augmenter son bien-être chez soi, et diminuer du même coup sa facture énergétique.

Un logement bioclimatique, c’est un logement passif en fait ? NON !

Les réflexions bioclimatiques peuvent sous-tendre la conception d’un logement passif. Mais les standards requis pour qu’une habitation soit considérée comme passive peuvent être atteints sans qu’elle soit automatiquement bioclimatique. Mais il ne sera pas ‘malin’, ni en symbiose avec le lieu où il se trouve. Il devra toujours compenser par plus de technique, par exemple via des couches d’isolants de plus en plus épaisses.

C’est bien tout ça, mais c’est forcément plus cher ! NON !

Ce qui est cher, c’est la facture énergétique. En (re)pensant correctement son habitation et en utilisant l’environnement, plutôt que se battre contre lui, on fera baisser la consommation d’énergie, que ce soit pour le chauffage en période froide, le rafraîchissement en période chaude, la ventilation, l’éclairage du bâtiment… Bien sûr que les travaux de rénovation et d’isolation, pour ne citer qu’un exemple, ont un coût. Mais une bonne réflexion préalable permet souvent de mieux allouer les dépenses, pour davantage de bénéfices à terme.

Alors ? Ce bioclimatisme, on lui dit oui ? OUI !

Crédit Photo : Copyright La verte voie, collectif d’architectes

Share This